Belgique

Plus de 1.500 personnes à Namur dénoncent l’absence de dialogue social.

Les syndicats et manifestants ont exprimé leur mécontentement concernant la suppression du recrutement statutaire à la SNCB, ainsi que d’autres enjeux tels que la réforme des pensions et la privatisation accrue. Environ 1.500 personnes se sont réunies à proximité de la gare de Jambes à 10h30, et la manifestation s’est disloquée vers 12h30 après des prises de parole à la gare de Namur.


Syndicats et manifestants ont continué leur lutte contre la suppression du recrutement statutaire à la SNCB et, de manière plus générale, dans la fonction publique ainsi que dans l’enseignement.

Leurs revendications incluaient également la poursuite de la réforme des pensions, la précarisation de l’emploi par le biais des flexi-jobs, l’augmentation des frais de scolarité, la privatisation accrue et la suppression d’acquis sociaux à Letec, la suppression des provinces, ainsi que la fusion des communes.

Environ 1.500 personnes se sont rassemblées près de la gare de Jambes à 10h30. Le cortège a marqué un arrêt devant le siège de l’Opérateur de transport de Wallonie (OTW) puis devant le Parlement wallon. La manifestation a ensuite pris la direction de la gare de Namur, où des prises de parole ont eu lieu. Le cortège s’est dispersé vers 12h30.

À l’exception de jets d’œufs et de pétards, notamment à l’intérieur du siège de l’OTW, la police a rapporté qu’il n’y avait pas eu d’incidents notables.

Impactée par l’événement, la circulation a progressivement retrouvé son rythme normal vers 13h00.

« La mobilisation ne faiblit pas »

« Cela fait chaud au cœur de voir autant de monde ici aujourd’hui à Namur », a déclaré Patrick Lebrun, secrétaire général de la CGSP wallonne. « La mobilisation ne faiblit pas et c’est le message que nous voulons faire passer aux différents gouvernements. »

« Avec la pression que nous avons mise en 2025, le malus pension a été reporté d’un an, il y a aussi eu des avancées concernant les périodes assimilées ou encore la prise en compte de la première année de travail », a-t-il ajouté. « Les fruits de la mobilisation sont donc là et nous devons continuer, même si l’absence de dialogue social est totale. »

De son côté, le président national de la CGSP Cheminots a évoqué le refus du préavis de grève concernant les travailleurs de la SNCB pour les actions interprofessionnelles des 5, 10 et 12 février prochains. « La colère est encore plus amplifiée. C’est inacceptable qu’une société nous dise quand et pour quelles raisons on peut faire grève », a-t-il affirmé. « C’est une dérive autoritaire importante et ça touche aux libertés syndicales. Nous espérons maintenant que nous aurons gain de cause via le recours déposé au Conseil d’État. »