« Star Academy » : Marlène Schaff évoque Léa, Ambre et Victor
Ce samedi, TF1 diffusera la demi-finale de « Star Academy » opposant Ambre à Victor. La finale du télécrochet aura lieu le 7 février, et Marlène Schaff a évoqué la « belle cohésion » entre les professeurs restés en place et les nouvelles recrues.
Ce samedi, TF1 diffusera la demi-finale de « Star Academy » opposant Ambre à Victor. À cette occasion, nous saurons qui affrontera Léa en finale du télécrochet le 7 février. À l’approche de la conclusion de l’émission, 20 Minutes a interrogé Marlène Schaff, la professeure d’expression scénique, pour un premier bilan personnel.
Elle évoque la « belle cohésion » qui s’est développée entre les professeurs présents et les nouvelles recrues, Jonathan Jenvrin pour la danse et Alain – Papy – Degois pour le théâtre. « Quand tu vis des aventures comme ça, avec des emplois du temps surchargés, de la pression et tout ça, et que tu es heureux de retrouver tes collègues de travail, ça aide quand même drôlement pour se lever le matin », affirme-t-elle.
Votre rôle de prof d’expression scénique vous épanouit ?
Oui, c’est un rôle formidable. J’aime tellement ce que je fais, j’aime me sentir utile. Je suis à la croisée des chemins entre chant et théâtre. J’attache aussi énormément d’importance au texte, donc je peux parler d’écriture, de composition, avec les élèves. C’est un rôle très enrichissant, un peu touche-à-tout, qui me plaît beaucoup.
Quelle est la spécificité de cette promotion de « Star Academy » ?
Cette année, ça a vraiment été la singularité. Je dis toujours aux artistes avec lesquels je travaille : « Vous n’allez jamais rien révolutionner. Ça fait des millénaires que l’être humain parle des émotions, donc vous n’allez pas découvrir soudainement un nouveau sentiment humain. Ce qui va faire que tu vas réussir à écrire une chanson d’amour qui va parler aux gens, alors qu’il en existe déjà 8 milliards, c’est ta singularité. C’est de déconstruire tout ce que tu as construit pour redevenir exactement parfait comme tu es. Et une fois que tu auras trouvé ça, tu retrouveras ta voix et ta manière de raconter cette histoire comme personne d’autre à part toi. »
Ce qui est le cas cette année ?
Oui, dans cette promotion, j’ai vraiment la sensation que, dès le début, cette singularité émanait vraiment chez tout le monde.
Je vous propose de passer en revue les forces des trois élèves encore en course, en commençant par la première finaliste : Léa…
Léa est une personne qui a vécu beaucoup de choses dans sa vie, malgré son jeune âge. Elle a une grande intelligence du cœur et les deux combinés font qu’elle a un talent d’interprète évident. Il y a une profondeur dans son regard et je pense qu’elle a une connexion naturelle à ses émotions. Son point fort, c’est vraiment sa capacité à interpréter. Cette façon de chanter en nuançant, elle l’avait dès le premier prime.
Et pour Ambre ?
Évidemment : son timbre. De bonnes fées se sont penchées sur son berceau, lui ont donné cette couleur vocale qui fait que dès qu’elle ouvre la bouche, on sait que c’est elle qui chante. C’est évidemment un énorme atout.
Et Victor ?
Déjà, je pense à la maîtrise qu’il a de sa voix. Vocalement, Victor, c’est un spectacle. Et là, pour le coup, ce n’est pas de l’ordre du don, c’est vraiment de l’ordre du travail. Une telle maîtrise, ce sont des années de boulot. Il a aussi sa singularité assumée qui, pour moi, est une preuve de courage, et donc forcément un atout.
Victor fait du drag. Votre alter ego drag à vous, Petra, sera prochainement à l’affiche du spectacle « A Queen is Born ». Peut-on imaginer Petra et Victor en drag partager la même scène un jour ?
Bien sûr !
L’invitation a été donnée ?
L’invitation n’a pas été donnée, tout simplement parce que les stars, ce sont eux. Moi, je suis à leur service. Pour l’instant, je suis leur prof. Lorsque leur aventure sera terminée, on se verra en dehors. Et je me ferai la joie de l’inviter solennellement.
Avant que la saison commence, vous aviez pris la parole pour dire que vous seriez en retrait des réseaux sociaux. Vous avez pu prendre de la distance et échapper à ce que pouvaient écrire les haters ?
J’en ai marre qu’on les appelle des haters parce que c’est comme si on leur donnait un badge d’honneur. Ce sont des gens mal élevés. C’est la plaie de la société. L’époque est vraiment l’apologie des mean girls et des mean boys. Je n’ai même plus envie d’en parler.
Enfin, si, j’ai une seule chose à dire : j’ai reçu un message éloquent d’un monsieur. Il m’a écrit : « Je vois la haine que l’on déverse sur vous en ligne. Je voulais vous dire que je n’avais que de l’amour pour vous et je pense que je ne suis pas le seul mais nous sommes la majorité bienveillante, silencieuse. » Eh bien, je pense qu’il est temps que l’armée du love parle plus fort et que les mal élevés retrouvent leur place, c’est-à-dire au coin. Pour prendre le temps de réfléchir.

