France

L’Assemblée adopte une loi pour la gratuité des parkings d’hôpitaux.

L’Assemblée nationale a approuvé ce jeudi en première lecture une proposition de loi transpartisane sur la gratuité des parkings des hôpitaux publics pour les patients, le personnel et les visiteurs, avec une limite de deux heures pour ces derniers. Le texte a été adopté avec 43 voix pour et 13 contre, et la France insoumise s’est abstenue.


L’Assemblée nationale a ratifié ce jeudi en première lecture une proposition de loi transpartisane visant à instaurer la gratuité des parkings des hôpitaux publics pour les patients, le personnel et les visiteurs. Toutefois, ceux-ci bénéficieront d’une limitation à deux heures de stationnement gratuit.

Le texte, soutenu par le socialiste Stéphane Hablot, a été adopté avec 43 voix pour et 13 contre, principalement issues des groupes Renaissance et Modem. La France insoumise a choisi de s’abstenir. Des propositions sur ce thème avaient déjà été présentées par la France insoumise et le Rassemblement national lors de leurs journées réservées cet automne, sans succès.

Ces initiatives répondent aux préoccupations des patients et de leurs proches, choqués de devoir parfois débourser des centaines d’euros chaque mois pour recevoir des soins, comme en témoignent plusieurs récits relayés par les députés.

Le principal article du texte stipule que « les patients bénéficient de la gratuité du stationnement pendant toute la durée de leur prise en charge médicale au sein de l’établissement », ainsi que leurs proches aidants. Quant aux visiteurs des patients hospitalisés, « ils bénéficient d’au moins deux heures de stationnement gratuit par jour ».

Le gouvernement s’est opposé au projet en tentant, sans succès, de le réécrire par le biais d’un amendement qui a été rejeté. Cet amendement visait à restreindre l’article aux patients et à leurs proches, estimant que « la notion de visiteurs apparaissant trop large ». Il proposait également de limiter le coût du stationnement au lieu d’instaurer une gratuité totale, d’étendre cette mesure aux établissements privés et de renvoyer à un décret la définition des « cas de gratuité ou de plafonnement du coût de stationnement, ainsi que le montant des éventuels plafonds qui ne peut excéder 20 euros par jour ».

La ministre Charlotte Parmentier-Lecocq (Autonomie et Personnes handicapées) a mis en avant les risques d’un effet d’aubaine pour les environs, les coûts pour les hôpitaux et la nécessité de prendre en considération la diversité des situations.

La France insoumise s’est abstenue sur ce texte, plaidant pour une gratuité totale pour tous les usagers des hôpitaux. Stéphane Hablot a exprimé un avis défavorable, soulignant le risque de « voitures ventouses » et la nécessité de « ramener des financements », alors que 80 % des visiteurs demeurent moins de deux heures dans les hôpitaux.