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Angleterre : Une erreur médicale provoque six ans de chimiothérapie au lieu de six mois

Samantha Smith, une mère de famille de 45 ans, poursuit le système de santé public britannique (NHS) après avoir subi un traitement de chimiothérapie pendant six ans et demi alors qu’elle n’aurait dû le recevoir que durant six mois. L’hôpital universitaire de Coventry a reconnu que le traitement prescrit par son oncologue n’était soutenu par aucune preuve scientifique.


Une Britannique affirme avoir été victime d’une grave erreur médicale durant plusieurs années. Samantha Smith, une mère de famille de 45 ans, poursuit le système de santé public britannique (NHS) après avoir subi un traitement de chimiothérapie pendant six ans et demi alors qu’elle n’aurait dû le recevoir que durant six mois, rapporte Metro.uk.

L’erreur d’un oncologue

Diagnostiquée d’une tumeur cérébrale en mai 2014, cette mère de trois enfants a été opérée. Elle a ensuite suivi un protocole incluant radiothérapie et chimiothérapie au sein de l’hôpital universitaire de Coventry. Son oncologue lui a prescrit une chimiothérapie intensive d’une durée de six ans et demi, au mépris des directives nationales qui préconisent généralement un arrêt après six mois, précise The Telegraph.

Ce n’est qu’en 2021, après le départ à la retraite de son médecin, qu’un nouveau spécialiste a mis au jour cette erreur de traitement. L’établissement hospitalier a reconnu les faits, présenté ses excuses et a été contraint de confirmer que ce traitement n’était soutenu par aucune preuve scientifique.

D’autres erreurs médicales ?

La Britannique souffre aujourd’hui de séquelles importantes : fatigue chronique, ménopause précoce, douleurs aux jambes et défaillance dentaire. Elle subit également des troubles de la mémoire et a été incapable de travailler durant toute la période. Elle estime qu’une décennie de sa vie lui a été « volée ».

L’enquête a révélé qu’il ne s’agissait pas de la seule erreur de l’oncologue, désormais à la retraite. Un autre patient aurait subi un traitement identique sur une période de quatorze ans. Le médecin fait désormais l’objet d’une enquête disciplinaire. Depuis cette affaire, l’hôpital a mis en place un audit indépendant portant sur tous les patients ayant reçu des cycles de chimiothérapie prolongés (plus de 12 cycles) entre 2017 et 2023.