États-Unis : un juge fédéral ne permet plus la détention de réfugiés légaux
Les réfugiés ont le droit d’être aux États-Unis et de ne pas être soumis à la peur d’être arrêtés et détenus sans mandat ni motif. L’ordonnance exige que tout réfugié détenu dans le cadre du réexamen de son statut soit « immédiatement remis en liberté ».
**Les droits des réfugiés**
« Les réfugiés ont le droit d’être aux États-Unis, le droit de travailler, le droit de vivre paisiblement et surtout le droit de ne pas être soumis à la peur d’être arrêtés et détenus sans mandat ni motif chez eux, en se rendant à des services religieux ou lorsqu’ils vont faire des courses », a argumenté le juge.
« L’Amérique sert de refuge pour les libertés individuelles dans un monde trop souvent rempli de tyrannie et de cruauté. Nous abandonnons cet idéal lorsque nous soumettons nos voisins à la peur et au chaos ».
L’ordonnance impose que tout réfugié détenu lors du réexamen de son statut soit « immédiatement remis en liberté ». Elle précise que ces réfugiés « ont subi des contrôles d’antécédents et des vérifications rigoureuses » par plusieurs agences fédérales avant d’obtenir l’autorisation de venir aux États-Unis.
Un conseiller influent et radical de Donald Trump, Stephen Miller, a réagi sur son compte X en déclarant que « le sabotage judiciaire de la démocratie est sans fin ».
Un autre juge a également critiqué la police de l’immigration pour son manque de respect des décisions judiciaires. « L’ICE ne fait pas sa propre loi », a affirmé le juge fédéral en chef du Minnesota, Patrick Schiltz, dans une ordonnance consultée par l’AFP.
Le juge avait convoqué vendredi en tribunal Todd Lyons, le directeur par intérim de l’ICE, au sujet d’un Équatorien dont la justice avait exigé la libération, mais qui était resté détenu deux semaines plus tard. L’agence a finalement libéré cet individu et l’audience prévue a été annulée.
Cependant, « cela ne met pas fin aux préoccupations du tribunal », a souligné le magistrat, qui estime « probable que l’ICE ait violé davantage d’ordonnances judiciaires en janvier 2026 que certaines agences fédérales durant toute leur existence ».

