Belgique

SNCB : préavis de grève refusé, « rupture du dialogue social »

HR Rail a déclaré irrecevable le préavis de grève introduit par les syndicats pour les actions interprofessionnelles des 5, 10 et 12 février prochains. La Belgique a connu son 30e jour de grève en l’espace d’un an.


Cette annonce fait suite à la décision de HR Rail, l’employeur juridique des cheminots, de juger irrecevable le préavis de grève déposé par les syndicats pour les actions interprofessionnelles prévues les 5, 10 et 12 février prochains.

« L’entrave grave à l’exercice du droit de grève que nous subissons aujourd’hui marque une rupture définitive de la confiance », déclare le front commun, qui estime que « la concertation sociale est rompue ».

Nous refusons ce simulacre de démocratie sociale tant que notre droit constitutionnel de grève est bafoué.

Les syndicats des cheminots

Jeudi, les dirigeants de la SNCB et d’Infrabel sont intervenus conjointement dans les médias pour dénoncer les grèves répétées qui paralysent le rail. La Belgique en est à son 30e jour de grève en un an. Ils ont donc appelé les syndicats à se réunir autour de la table pour négocier un grand pacte social et travailler sur l’attractivité de la profession de cheminot.

« Néanmoins, les syndicats rétorquent : ‘Nous refusons ce simulacre de démocratie sociale tant que notre droit constitutionnel de grève est bafoué. Nous refusons de discuter avec une direction qui cherche à nous museler par des procédures juridiques.' »

C’est la rupture du dialogue social.

Pierre Lejeune, président de la CGSP Cheminots

Le préavis avait été lancé pour les actions interprofessionnelles des 5, 10 et 12 février. Cependant, il a été rejeté car, selon Benoît Gilson, CEO d’Infrabel, il ne répondait pas aux conditions requises. Une concertation préalable et l’activation de la procédure d’alarme auraient dû avoir lieu, ce qui n’a pas été fait, selon lui.

« En invoquant la ‘disproportion’ de l’action pour nous empêcher de manifester, la direction et le ministre s’attaquent directement à la démocratie sociale », a réagi la CGSP Cheminots dans un communiqué. « C’est la rupture du dialogue social », a de nouveau souligné Pierre Lejeune, président de la CGSP Cheminots.