PSG – Newcastle : Paris ne sera-t-il pas pénalisé par la formule ?
Luis Enrique a évoqué l’incapacité du PSG à se maintenir dans le top 8 de Ligue des champions après le nul contre Newcastle (1-1) en soulignant les difficultés rencontrées face à des adversaires de niveau élevé. Au total, les adversaires du PSG en phase de groupe ont inscrit un total de 14,62 points, une moyenne légèrement plus élevée que le nombre de points glanés par Paris.
Deux options s’offrent pour dépasser un échec. La première consiste à reconnaître sa part de responsabilité, la seconde à désigner un coupable. Luis Enrique, trop élégant pour choisir ouvertement cette dernière solution, ne peut s’empêcher de l’évoquer en parlant de l’incapacité du PSG à rester dans le top 8 de la Ligue des champions après le match nul contre Newcastle (1-1).
« On a eu un groupe merveilleux, et avec ce calendrier… Quand tu analyses tous les matchs avec toutes les équipes, c’était compliqué vu le niveau des adversaires, » a déclaré Luis Enrique en conférence de presse à l’issue du match.
Les adversaires du PSG deux fois plus prolifiques que ceux de Tottenham
Si l’Espagnol ne s’est pas étendu mercredi soir, il avait déjà abordé ce sujet après la défaite contre le Sporting à Lisbonne. « Si vous regardez nos adversaires, il y en a six qui luttent pour être dans les huit premiers. »
Au final, seuls quatre d’entre eux se sont retrouvés dans le Top 8 (Bayern, Barcelone, Tottenham et Sporting), tandis que trois autres sont qualifiés pour les barrages (Leverkusen, Atalanta, Newcastle) et un seul, l’Athletic Bilbao, est désormais éliminé. En phase de groupe, les adversaires du PSG ont totalisé 14,62 points, soit une moyenne légèrement supérieure à celle du PSG. En comparaison, les adversaires de Tottenham ont une moyenne de 7,5 points – et c’est grâce au PSG qu’elle est relevée – tandis que ceux de Liverpool totalisent 10,5 points – et encore, heureusement que l’OM… ah non, ça ne fonctionne pas.
« Newcastle, c’est chapeau 4… C’est une petite équipe ? »
Les clubs anglais ne peuvent pas s’affronter entre eux durant la saison régulière, laissant aux autres le soin de les affronter. Cette année, la Premier League était représentée par six clubs en Ligue des champions, dont trois dans le chapeau 1 (Liverpool, City et Chelsea), celui du PSG. Le « modeste » Newcastle, du chapeau 4, avait donc de fortes chances de croiser le chemin de Paris. Luis Enrique l’a mal pris mercredi. « Newcastle est une équipe de chapeau 4… C’est une petite équipe ? […] Je suis très exigeant envers mon équipe, mais il faut analyser et prendre en compte notre calendrier. »
À l’exception des Magpies, tous les clubs anglais ont réussi à se qualifier directement pour les 8es de finale de la compétition. Cela témoigne de leur supériorité – le championnat anglais n’est pas réputé comme le meilleur pour rien – mais aussi d’un système qui pourrait être amélioré, sinon considéré comme inéquitable. Il serait judicieux de permettre aux clubs anglais de s’affronter dès la phase de groupe, même si cela contredit la variété des affiches. Pour le bien de tous. Et surtout pour Luis Enrique.

