Tunisie

Gaza : quelle est la situation actuelle ?

Le président Trump a invité lundi une soixantaine de pays et organisations à rejoindre le Conseil de la paix pour Gaza, qui est présenté comme le nouveau mécanisme chargé de superviser le plan de paix dans la bande de Gaza. Jeudi 23 janvier, 35 pays parmi la soixantaine sollicités ont signé la charte initialement conçue pour superviser le processus de paix à Gaza lors d’une cérémonie tenue en marge de la 56e réunion du Forum économique mondial.


La présence du président Trump au Forum économique de Davos a suscité de vives réactions et a attiré l’attention des médias. Les décisions du président américain sur les questions d’actualité brûlantes étaient attendues, analysées et débattues.

Parmi les sujets d’importance, figure la proposition de signature de la charte du Conseil de la paix pour Gaza.

Trump a invité lundi environ soixante pays et organisations à rejoindre ce Conseil de la paix, présenté comme le nouveau mécanisme chargé de superviser le plan de paix dans la bande de Gaza et, potentiellement, dans d’autres conflits internationaux.

Jeudi 23 janvier, le Conseil a été officiellement lancé lors d’une cérémonie en marge de la 56e réunion du Forum économique mondial, pendant laquelle 35 des pays sollicités ont signé la charte, conçue pour superviser le processus de paix à Gaza.

Selon la résolution du Conseil de sécurité du 17 novembre, cette structure avait pour seule mission la gestion du cessez-le-feu, la reconstruction du territoire palestinien et la facilitation des négociations entre les Palestiniens et les forces occupantes. Cependant, la charte présentée à Davos ambitionne d’étendre ses actions à d’autres régions, sous l’égide des États-Unis et la présidence de Trump.

Cette nouvelle structure politique, initiée par la Maison-Blanche, pourrait-elle remplacer l’ONU ou, du moins, lui faire concurrence ? Avec cette proposition, les États-Unis renforcent l’idée qu’ils rejettent l’ordre mondial, qui inclut le droit international, le multilatéralisme et la coopération entre les nations.

En démantelant ces structures, Trump affirme que l’ONU est inefficace, car elle ne contribue plus à la paix.

Et qu’en est-il de Gaza ? En réalité, le territoire et sa population sont les grands absents de ce conseil. Le droit des Palestiniens à l’autodétermination est totalement ignoré, et les habitants de Gaza subissent des atrocités quotidiennes depuis plus de deux ans. Le nombre de morts civils a atteint des proportions alarmantes, avec plus de 71 000 victimes, sans compter les milliers de blessés et de personnes ensevelies sous les décombres.

À la lumière des objectifs affichés, ce Conseil semble avoir été conçu par des promoteurs immobiliers peu familiers avec l’histoire du conflit et les réalités vécues par les populations affectées. Ils apparaissent avant tout comme des hommes d’affaires projetant leurs fantasmes sur un territoire où ils envisagent de développer des complexes de luxe et des projets touristiques, renouant ainsi avec l’idée d’une Riviera chère à Trump.