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L’Union européenne ne s’inquiète pas de sa dépendance au gaz américain.

Au 3e trimestre, les Etats-Unis représentaient 60 % des importations européennes de GNL, contre 24 % début 2021. L’Union européenne s’est explicitement engagée à importer 750 milliards de dollars de gaz, pétrole et combustibles nucléaires d’ici 2028.


Le Groenland considéré comme un « signal d’alarme ». Alors que l’Union européenne a compensé ses achats de gaz russe par du gaz naturel liquéfié (GNL) américain, certains pays commencent à s’inquiéter de cette nouvelle dépendance vis-à-vis des États-Unis. « Il y a une inquiétude grandissante, que je partage, liée au risque de remplacer une dépendance par une autre », a déclaré le commissaire à l’Énergie, Dan Jorgensen, à des journalistes.

Au cours du troisième trimestre, les États-Unis représentaient 60 % des importations européennes de GNL, contre 24 % au début de l’année 2021. Ces dernières années, l’UE s’est fortement tournée vers les fournisseurs américains pour satisfaire ses besoins en gaz naturel, ayant décidé de se sevrer progressivement du gaz russe afin de ne plus financer la guerre en Ukraine.

Cependant, après les déclarations virulentes de Donald Trump, l’Europe se retrouve dans une situation délicate. « Les bouleversements géopolitiques consécutifs à la crise au Groenland ont […] servi de signal d’alarme », explique Dan Jorgensen. Ces conséquences incitent l’UE à rechercher d’autres pays capables de fournir du GNL, afin de diversifier ses approvisionnements. Des discussions sont notamment en cours avec le Canada, le Qatar et l’Afrique du Nord, a-t-il précisé.

Ces déclarations pourraient provoquer la colère de Washington, alors que l’Union européenne s’est explicitement engagée à renforcer ses achats de gaz et de pétrole américains dans le cadre de l’accord sur les droits de douane conclu l’an dernier avec le président américain. Cet accord prévoit un engagement de l’UE à importer 750 milliards de dollars de gaz, pétrole et combustibles nucléaires d’ici 2028.