Belgique

Discours du Roi : relance économique belge et exclusion des chômeurs.

Le Roi souligne les moyens « très importants » mis en œuvre pour renforcer la Défense en Belgique et l’importance que ces efforts bénéficient à tous. Il exprime également son inquiétude concernant la situation à Bruxelles, où il n’y a toujours pas de gouvernement depuis les élections du 9 juin 2024.

Politique belge : « Il est important que les efforts bénéficient à tous »

En Belgique, le Roi met en avant les ressources « très importantes » allouées à la Défense. Il souligne l’engagement de la population envers cet effort et exprime sa confiance dans la capacité des forces armées à faire face aux défis.

Un autre défi pour la Belgique est le soutien à l’activité économique. Le Roi explique que l’objectif est de « créer davantage de prospérité » et de favoriser le développement des citoyens « individuellement et en société« . Pour cela, « nous disposons de nombreux atouts« , ajoute le Roi, qui met en avant « la culture politique axée sur la solidarité, la proximité et la prise en compte des spécificités locales« .

Le Roi aborde les « choix » effectués par les différents gouvernements pour renforcer la compétitivité. « Il est important que ces efforts bénéficient à tous« , souligne-t-il.

Dans ce cadre, le Roi Philippe exprime une attention particulière pour les zones « plus précarisées » de notre pays, qui l’ont marqué lors de ses visites en Belgique. Il mentionne la région du Centre, dans le Hainaut. « Cette région aspire à retrouver la prospérité qu’elle a longtemps connue. J’y ai rencontré des jeunes très motivés mais faisant face à un manque d’opportunités et à une activité économique limitée« , explique le Roi. Il y a dans ces régions, selon ses dires, « des initiatives locales d’investissement« , mais, il complète en affirmant que « le redressement passera aussi par la mobilisation d’acteurs économiques de tout le pays« .

Pour favoriser les collaborations économiques entre le Nord et le Sud du pays, le Roi annonce qu’il se déplacera en avril prochain dans plusieurs régions.

Par ailleurs, le Roi rappelle l’importance de la défense des intérêts économiques belges à l’international et le rôle des missions économiques désormais placées sous la présidence de la Reine Mathilde.

« Tout faire » pour aider les chômeurs en fin de droits à retrouver un emploi

Les réformes structurelles mises en œuvre par les gouvernements sont également au centre du discours du Roi, notamment la réforme du chômage, où, au début de cette année, « plusieurs milliers de chômeurs arrivent en fin de droits« . Le Roi estime qu’il faut « tout faire » pour permettre « à un maximum d’entre eux de retrouver un emploi et éviter ainsi un basculement dans la précarité« .

Le Roi insiste sur la nécessité que les autorités compétentes accompagnent ces personnes « activement« . Dans ce contexte, il soutient les initiatives mises en place pour favoriser « la mobilité des travailleurs entre régions et pôles d’emploi« .

Inquiétude face à la criminalité organisée et face au racisme

Le Roi exprime également son inquiétude face à un « mal universel et inquiétant » touchant la Belgique : la montée de la criminalité organisée. Selon lui, celle-ci est souvent « liée au narcotrafic » et « gangrène notre vivre-ensemble« , tout en saluant le « travail infatigable du pouvoir judiciaire » qui se bat contre cette criminalité, « parfois même sous la menace« .

Concernant le respect des minorités, le Roi Philippe condamne les actes racistes et xénophobes, s’inquiétant particulièrement de la montée des actes antisémites, tant à l’étranger que dans le pays. « Nous ne pouvons accepter que des personnes soient maltraitées en raison de leurs convictions religieuses ou de leur appartenance à une communauté« , déclare le Roi, ajoutant que la seule réponse à de tels actes doit être « la tolérance zéro« .

Le respect des droits et des valeurs s’applique aussi aux détenus, poursuit le Roi, en invitant les autorités politiques et judiciaires à « prendre à bras-le-corps le problème de la surpopulation carcérale« .

Enfin, le Roi se déclare « malheureusement contraint de revenir sur la situation à Bruxelles« , où il n’y a toujours pas de gouvernement depuis les élections du 9 juin 2024. « Je m’inquiète des graves conséquences de cet enlisement pour la Région, ses habitants et nos institutions« , conclut le Roi.