Macron et Lula s’unissent pour défendre l’ONU contre Trump
La France et le Brésil ne voient pas d’un bon œil la nouvelle réorganisation diplomatique voulue par Donald Trump. Les présidents Luiz Inacio Lula da Silva et Emmanuel Macron ont plaidé pour le renforcement des Nations unies et ont convenu que les initiatives en matière de paix et de sécurité doivent être alignées sur les mandats du Conseil de sécurité.
La France et le Brésil expriment leur désapprobation face à la nouvelle réorganisation diplomatique initiée par Donald Trump. Les présidents Luiz Inacio Lula da Silva et Emmanuel Macron ont donc tenu à afficher une position commune mardi concernant la gestion de leurs relations internationales, alors que le président américain a lancé un « Conseil de paix ».
Lors d’une conversation téléphonique d’environ une heure, les deux dirigeants « ont plaidé pour le renforcement des Nations unies et ont convenu que les initiatives en matière de paix et de sécurité doivent être alignées sur les mandats du Conseil de sécurité », selon un communiqué de la présidence brésilienne.
La France décline l’offre de Trump
Inauguré la semaine dernière par Donald Trump à Davos, le « Conseil de paix » visait initialement à établir un plan américain pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza. Cependant, ses ambitions de résolution de conflits à l’échelle mondiale sont en réalité beaucoup plus étendues, ce qui, selon ses détracteurs, en ferait une organisation concurrente des Nations unies.
La France et le Brésil ont été conviés par le président des États-Unis à rejoindre cette nouvelle entité, mais Paris a déjà rejeté cette offre. Avant de recevoir un appel d’Emmanuel Macron, Lula avait discuté la veille avec Donald Trump. Lors de cet échange, il avait demandé au président américain que sa nouvelle structure « se limite » à la question de Gaza et inclue « un siège pour la Palestine ». Vendredi, Lula avait accusé Donald Trump de vouloir devenir le « maître » d’une « nouvelle ONU ».
Par ailleurs, les chefs d’État brésilien et français ont abordé la situation au Venezuela, suite à la capture du président Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine spectaculaire début janvier. « Condamnant le recours à la force en violation du droit international, ils se sont accordés sur l’importance de la paix et de la stabilité en Amérique du Sud et dans le monde », selon le communiqué de Brasilia.

