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Guerre en Ukraine : Un mercenaire philippin meurt après une semaine de formation.

Un mercenaire combattant aux côtés de l’armée russe a été tué dans la région de Donetsk (Ukraine), selon les services de renseignement militaire ukrainiens (HUR). La Russie chercherait à attirer des ressortissants étrangers et des travailleurs migrants afin de les recruter dans leurs forces armées, leur promettant de les affecter en zone arrière, avant de les envoyer au front.


Un mercenaire combattant aux côtés de l’armée russe a été tué dans la région de Donetsk (Ukraine), ont révélé ce lundi les services de renseignement militaire ukrainiens (HUR). D’après leur communiqué, relayé par le Kyiv Post, le soldat tué serait philippin. Sa mort illustre, selon le média ukrainien, une pratique de plus en plus courante en Russie : l’embauche contrainte ou forcée de soldats étrangers.

Cet homme, dont l’âge n’a pas été communiqué, aurait été retrouvé parmi les soldats russes tués près du village de Novoselivka, dans le district de Kramatorsk. Il aurait appartenu à la neuvième compagnie d’assaut du troisième bataillon du 283ᵉ régiment de la 144ᵉ division motorisée de la vingtième armée interarmes russe. Il aurait été tué au cours de ce qui est qualifié d’assaut sanglant, un type d’attaque frontale utilisé par l’armée russe contre les forces ukrainiennes et qui entraînerait de nombreuses victimes.

Les renseignements militaires ukrainiens dressent un portrait sombre. L’homme ne portait sur lui qu’une arme, des munitions et un bout de papier avec un numéro d’unité, un numéro de téléphone et le nom de son commandant. D’après eux, il ne parlait pas russe. Avant d’être envoyé à l’assaut, il n’aurait suivi qu’une formation d’une semaine, comme l’attestent les données de ses appareils électroniques. Blessé, il n’aurait pas été évacué et aurait été simplement laissé pour mort dans cette zone boisée.

La Russie chercherait à attirer des ressortissants étrangers et des travailleurs migrants afin de les recruter dans ses forces armées, en leur promettant une affectation en zone arrière, avant de les envoyer au front. Dans un entretien réalisé en 2025, un Ghanéen prisonnier de guerre en Ukraine avait expliqué avoir signé un contrat pour rejoindre l’armée en raison de difficultés financières. Un Égyptien, quant à lui, avait évoqué avoir été motivé par des problèmes de visa. D’autres seraient même menacés de poursuites judiciaires.

Fort de ces témoignages, le HUR a mis en garde les ressortissants étrangers contre les voyages en Russie ou l’acceptation de tout type de travail, notamment illégal, dans le pays. Ces opportunités pourraient en réalité conduire à se retrouver contraint de rejoindre les unités d’assaut au front avec peu d’entraînement, et donc de faibles chances de survie.