Iran : L’ayatollah Khamenei ne se cache-t-il pas dans un bunker ?
Le guide suprême iranien Ali Khamenei aurait été transféré dans un bunker souterrain fortifié à Téhéran, selon une information d’Iran International publiée samedi. Le porte-avions américain Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés ce lundi au Moyen-Orient, « pour promouvoir la sécurité et la stabilité régionales », selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Selon une information du site d’opposition Iran International, publiée samedi et reprise par Euronews, le guide suprême iranien Ali Khamenei aurait été transféré dans un bunker souterrain fortifié à Téhéran, accompagné d’un réseau de tunnels, en raison de craintes liées à une éventuelle attaque américaine. Le média précise que Massoud Khamenei, présenté comme son troisième fils, aurait pris en charge une partie des responsabilités quotidiennes à la tête de l’État.
Dans le même temps, Téhéran s’efforce de montrer sa capacité de réaction. Le commandant des forces terrestres de l’armée, Ali Jahanshahi, a souligné l’unité des forces armées et la coopération avec les Gardiens de la Révolution pour défendre le territoire iranien en cas de crise.
Le porte-avions américain Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés ce lundi au Moyen-Orient, « pour promouvoir la sécurité et la stabilité régionales », a annoncé le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
« L’arrivée d’un tel navire de guerre ne va pas affecter la détermination de l’Iran », a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ismaïl Baghaï. « La République islamique d’Iran a confiance en ses propres capacités », a-t-il ajouté.
Symbole des tensions, les autorités iraniennes ont déployé dans le centre de Téhéran un immense panneau d’affichage anti-américain montrant un porte-avions ciblé par des frappes aériennes. « Qui sème le vent récolte la tempête », affirme le slogan traduit en anglais.
La situation est également suivie de près par les voisins de l’Iran. En Israël, des médias parlent d’un renforcement des dispositifs de défense, et la Turquie a appelé à éviter une nouvelle guerre régionale.

