High-tech

BYD présente un plan d’attaque massif pour 2026 après avoir battu Tesla.

BYD prévoit d’exporter pas moins de 1,3 million de véhicules en dehors de son pays natal en 2026. Ce dernier avait tablé sur des exportations situées entre 1,5 et 1,6 million d’unités en 2026.


Déjà leader mondial dans le secteur de la voiture électrique, le géant chinois BYD souhaite intensifier son expansion. Il prévoit d’exporter 1,3 million de véhicules en dehors de la Chine d’ici 2026.

Il y a cinq ans, BYD était encore relativement inconnu, mais il a réussi à s’imposer sur le marché automobile européen. Arrivant chez nous en 2023, le constructeur chinois propose maintenant une large gamme de véhicules et ambitionne d’aller plus loin dès 2026, notamment en fabriquant ses autos sur le Vieux Continent.

Certainement, la société basée à Shenzhen a l’intention de produire toutes les voitures vendues en Europe sur place. Cependant, en attendant que ses trois usines soient pleinement opérationnelles, elle doit continuer à importer ses véhicules. BYD prévoit d’augmenter le volume d’exportation par rapport à 2025. En effet, entre janvier et novembre 2025, elle a exporté 878 498 véhicules et un total d’1,05 million pour l’année, ce qui représente une augmentation de 144 % par rapport à 2024.

L’entreprise a pour ambition d’accélérer son rythme en 2026. Selon le média américain Bloomberg, BYD vise à atteindre la vente de 1,3 million de voitures à l’international. Cette annonce a été confirmée par Li Yunfei, directeur général de la division marque et relations publiques de l’entreprise.

Cela témoigne de l’appétit croissant de BYD. En effet, il a dépassé Tesla l’année dernière pour devenir le leader mondial de la voiture électrique, avec des ventes atteignant 2,25 millions d’unités, soit une hausse de 27,9 % par rapport à 2024. En comparaison, Tesla a vendu 1,64 million de véhicules sur la même période, un chiffre qui a chuté de 9 % par rapport à l’année précédente.

Le succès de BYD se constate dans le monde entier, malgré une demande intérieure en Chine qui décline, en raison du resserrement des aides financières pour les véhicules électriques par le gouvernement et d’une concurrence de plus en plus forte.

Le constructeur asiatique mise sur l’Europe, où la demande en voitures électriques est en pleine expansion, tout en mettant de l’accent sur les modèles hybrides, qui ne subissent pas de droits de douane. Contrairement à certaines rumeurs, Bruxelles n’a pas prévu de taxer les véhicules hybrides rechargeables, ce qui rassure BYD.

Cependant, les prévisions de l’entreprise pour 2026 sont légèrement inférieures à ses attentes initiales, car elle avait anticipé des exportations de 1,5 à 1,6 million d’unités. Ce réajustement pourrait déplaire à certains investisseurs, d’autant plus que BYD n’est pas encore le plus grand exportateur mondial, une place actuellement occupée par Chery, qui a vendu 1,19 million de véhicules à l’étranger entre janvier et novembre 2025.

Son concurrent pourrait bien la dépasser en 2026. Néanmoins, les exportations pourraient diminuer lorsque BYD commencera à produire davantage de véhicules en Europe pour éviter les droits de douane, tout en espérant bénéficier d’un bonus écologique si le gouvernement ne modifie pas les règles pour les constructeurs chinois.

Pour rappel, la présence des constructeurs chinois en Europe ne cesse d’augmenter, avec une hausse des ventes de 108 % en novembre 2025.