Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre, seuls candidats à la coprésidence d’Ecolo.
La phase de dépôt des candidatures à la coprésidence fédérale d’Ecolo s’est clôturée dimanche 25 janvier. Après une campagne interne et des débats, l’élection à la coprésidence aura lieu le 15 mars lors d’une assemblée générale du parti écologiste.
La période de dépôt des candidatures à la coprésidence fédérale d’Ecolo s’est terminée dimanche 25 janvier. Le Bureau du Conseil de fédération d’Ecolo a procédé à l’analyse des candidatures reçues afin de s’assurer qu’elles respectaient les conditions établies par les statuts du parti. Deux candidats ont été retenus : Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre.
« Cette étape marque une avancée importante dans un processus démocratique clair et structuré, conçu pour permettre un débat interne serein et transparent, au service du projet politique d’Ecolo », a déclaré le parti dans son communiqué.
Après une campagne interne et des débats, l’élection à la coprésidence se déroulera le 15 mars lors d’une assemblée générale du parti écologiste.
Le duo Vanden Burre-Leroy avait déjà tenté d’accéder à la coprésidence du parti en juillet 2024, mais avait été battu par Marie Lecocq et Samuel Cogolati, les coprésidents sortants. En novembre 2025, ils avaient démissionné après plusieurs mois de tensions. Un intérim avait été confié à Stéphane Hazée et Zakia Khattabi.
Âgée de 41 ans, Marie-Colline Leroy a été secrétaire d’État à l’Égalité des chances dans le précédent gouvernement Vivaldi. Ancienne enseignante en Hainaut, elle avait repris son poste dans un contexte difficile précédé de la démission de Sarah Schlitz et avait réussi à faire avancer des dossiers concernant les droits des femmes, des sujets chers aux Verts. Gilles Vanden Burre, âgé de 48 ans, a deux mandats parlementaires à son actif, après avoir œuvré dans le secteur privé. L’Ixellois a occupé le poste de chef de groupe lors de la législature précédente, une fonction délicate pour un parti au sein de la majorité.
Ecolo ne suit pas la tradition d’élire avec un ticket présidentiel unique, contrairement à d’autres partis qui le font régulièrement. Ce mode de fonctionnement a déjà été observé en 2019 avec Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane, ainsi qu’en 2007 avec Isabelle Durant et Jean-Michel Javaux. La coprésidence d’Ecolo est constituée d’un homme et d’une femme provenant de Wallonie et de Bruxelles. De nombreux élus et militants apprécient cette forme pluraliste, tandis que d’autres la considèrent dépassée et préfèreraient une présidence unique, comme dans les autres partis.

