France

Le capitaine indien du pétrolier « Grinch » en garde à vue.

Le pétrolier Grinch, soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, est au mouillage dans le golfe de Fos, près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos. Le capitaine, « âgé de 58 ans, de nationalité indienne », a été placé en garde à vue pour « défaut de pavillon ».


Il est actuellement sous la surveillance de la Marine française et à la disposition de la justice. Le pétrolier Grinch, suspecté d’appartenir à la flotte fantôme russe, est désormais ancré dans le golfe de Fos, à proximité du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos.

Le navire a été escorté jusqu’à cette zone (Bouches-du-Rhône) afin d’être « maintenu à la disposition du procureur de la République de Marseille, dans le cadre de l’enquête préliminaire sur le défaut de pavillon », a précisé la préfecture maritime de Méditerranée.

Le pétrolier Grinch est suspecté de faire partie d’un ensemble de navires fantômes facilitant à Moscou l’exportation de son pétrole tout en contournant les sanctions occidentales. Le parquet de Marseille doit effectuer divers contrôles avec l’aide des enquêteurs de la gendarmerie maritime concernant le pétrolier.

Le capitaine, « âgé de 58 ans et de nationalité indienne », a été placé en garde à vue samedi soir pour « défaut de pavillon », a déclaré le parquet de Marseille dimanche. L’équipage, qui est « également de nationalité indienne », reste « à bord ».

Des « zones d’exclusion nautique et aérienne » pour assurer « la sûreté » de l’enquête

Le pétrolier se trouve au mouillage dans le golfe de Fos, à environ 500 mètres de la côte de Martigues. Il est escorté par un navire de la marine nationale, également ancré à proximité, ainsi que par deux vedettes de la gendarmerie, dont l’une effectue des rondes autour du Grinch.

Pour garantir « la sûreté et la sécurité » de l’enquête en cours, les autorités maritimes ont établi « des zones d’exclusion nautique et aérienne ».

Le pétrolier a été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, « avec le concours de plusieurs de nos alliés », y compris le Royaume-Uni, comme l’avait annoncé le président français Emmanuel Macron sur X.