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Glen Matlock des Sex Pistols ne s’attendait pas à des punks soutenant Trump.

Glen Matlock a exprimé sa stupéfaction face au nombre de punks qui soutiennent Donald Trump, soulignant qu’il est « constamment surpris par le nombre de punks que je vois sur Facebook et qui sont pro-Trump ». Il a également rappelé les origines anti-autoritaires du mouvement punk, né dans les années 70 d’un « ras-le-bol de ce qui se passait musicalement » et d’une volonté de « naviguer » à travers « la montée de l’extrême droite ».


Glen Matlock est visiblement perplexe. Lors d’une interview à l’émission Today de BBC Radio 4, le bassiste des Sex Pistols a exprimé son étonnement face au nombre de punks soutenant Donald Trump, qui se présente à un second mandat à la Maison-Blanche.

« C’est assez bizarre de nos jours. Je suis constamment surpris par le nombre de punks que je vois sur Facebook et qui sont pro-Trump. C’est un peu bizarre », a-t-il affirmé sans ambages lors de cet entretien (via le HuffPost UK).

Cette déclaration vise choquant directement son ancien camarade John Lydon, alias Johnny Rotten, qui a qualifié Trump de « Sex Pistols de la politique » et qui n’hésite pas à exprimer son admiration pour l’ancien président américain ainsi que pour le dirigeant de l’extrême droite britannique, Nigel Farage, à la tête du parti anti-immigration Reform UK.

### Où sont les vrais rebelles ?

C’est l’occasion pour Glen Matlock de rappeler les racines anti-autoritaires du mouvement punk, qui est né dans les années 70 d’un « ras-le-bol de ce qui se passait musicalement » et d’une volonté de « naviguer » face à « la montée de l’extrême droite ».

Glen Matlock et John Lydon sont deux des co-auteurs de God Save the Queen, sorti en 1977 sur l’album Never Mind the Bollocks, Here’s the Sex Pistols. À l’époque, ils dénonçaient, entre autres, « le régime fasciste », au moment où Élisabeth II régnait sur un Royaume-Uni dirigé par la conservatrice Margaret Thatcher, surnommée la Dame de Fer.

« Beaucoup de punks se méprennent sur ce qu’il se passe, et on compte peut-être certains pionniers parmi eux », a-t-il ajouté, faisant clairement référence à John Lydon, qui a également loué Nigel Farage et porté une casquette MAGA.

Le bassiste de 69 ans a également saisi l’occasion pour saluer le groupe irlandais Kneecap, reconnu pour ses positions pro-Palestine et son militantisme anti-fasciste, que John Lydon avait violemment critiqué. « Au moins ils poussent les limites », a reconnu Glen Matlock, déplorant que les médias et les maisons de disques étouffent désormais toute musique exprimant une rébellion authentique.