Belgique

Dépèceur de Mons : Léopold Bogaert relâché 15 jours après arrestation.

Le 24 avril 1997, la police arrête un suspect, Léopold Bogaert, lié à la disparition de sa compagne, Nathalie Godart, mais il est libéré quinze jours plus tard après les résultats des analyses. Carmelina Russo, 46 ans, mère de trois enfants, est identifiée comme la première victime du dépeceur, disparue le 4 janvier 1996, après avoir rendu visite à son fils à la prison de Mons.


24 avril 1997, Mons. La ville est en émoi. Après des semaines de terreur, la police procède à l’arrestation d’un suspect : Léopold Bogaert, le compagnon de Nathalie Godart. Portant un vêtement ensanglanté et ayant quitté la ville de manière précipitée après la disparition de sa partenaire, avec un passé marqué par la violence, il semble accusé à juste titre. Cependant, au terme de quinze jours de détention, les résultats des analyses et de l’enquête viennent le disculper. Léopold est relâché.

Entre-temps, la découverte d’une **quatrième victime** est annoncée. Le 21 janvier 1996, six mois avant la disparition de Martine Bohn, un randonneur tombe sur un corps de femme immergé dans l’Escaut français. **Sectionné au niveau du nombril**, le cadavre présente des marques de démembrement maladroit. Un an et demi plus tard, une identification est réalisée : **Carmelina Russo**, âgée de 46 ans et mère de trois enfants, disparue le 4 janvier 1996 après avoir rendu visite à son fils en prison à Mons.

Carmelina est donc la première à avoir été sur la trajectoire sanglante du dépeceur. Son cas rejoint le puzzle macabre que doivent résoudre les enquêteurs de la cellule Corpus. Dans son foyer, tout comme dans ceux de Jacqueline, Martine et Nathalie, les éléments concordent : le modus operandi du tueur, le profil des victimes et leur fréquentation des mêmes lieux, notamment **le fameux hôtel Métropole**. * »Un territoire que celui qui a commis les faits connaissait par cœur, »* souligne Morgan Vanlerberghe, auteur spécialiste de l’affaire.

À l’arrivée de l’été 1997, les habitants de Mons nourrissent l’espoir que la série de crimes atroces soit enfin terminée. Néanmoins, une crainte sourde demeure : cela pourrait n’être qu’un répit. **Le Dépeceur rôde toujours**.

Écoutez l’épisode 5 du podcast « Le Dépeceur de Mons » intitulé « Faux coupable ».

Trente ans après la première découverte, le 21 janvier 1996, un podcast d’investigation se penche sur l’affaire glaçante du Dépeceur de Mons. En huit épisodes, il révèle des éléments inédits et des révélations qui ouvrent la voie à de nouvelles pistes et connexions. Une enquête rigoureuse et captivante est à retrouver en intégralité ci-dessous, sur RTBF Auvio, et chaque semaine à 23h en radio sur RTBF VivaCité jusqu’au 30 janvier.

Découvrez également le documentaire « La mécanique du crime : cinq femmes jetées en pâture » sur RTBF Auvio.