Enseignement secondaire : les écoles ne séduisent pas les élèves.
Eléonore a onze ans et est venue découvrir sa potentielle future école secondaire lors de cette journée portes ouvertes. Entre 2017 et 2023, les effectifs de l’enseignement fondamental ont diminué de près de 5%.
Eléonore, âgée de onze ans, a visité une éventuelle future école secondaire lors d’une journée portes ouvertes. Elle a déjà des critères précis en tête : « Surtout me sentir bien dans le bâtiment, vis-à-vis des professeurs et des cours, et si possible, connaître des personnes et me retrouver dans la même classe qu’elles. »
Elle aura le dernier mot pour choisir son école, mais cette journée revêt également une grande importance pour son père, Philippe, en raison des réformes scolaires en cours. Selon lui, « Première année secondaire, le tronc commun sera d’application et les différents enseignants, aussi bien en primaire qu’en secondaire, nous invitent à faire cette démarche, à aller comparer, à aller découvrir, à aller se renseigner pour avoir un large éventail et pour pouvoir essayer d’orienter au mieux notre enfant« . Un autre père renchérit : « C’est un moment stressant, parce que c’est l’avenir de nos enfants. Faire le choix aujourd’hui, en tant que parent, c’est compliqué. Les débuts du secondaire, ça reste un passage difficile. »
Plus de 200 personnes ont assisté à l’événement pour s’informer et découvrir l’établissement ce matin-là. Simon-Pierre Baiwir, directeur de l’Institut Notre-Dame à Heusy, a remarqué : « On sent qu’il y a un vrai intérêt des familles, enfants et parents, de trouver les bonnes infos. Toutes les écoles se lancent petit à petit dans ce type de présentations. C’est plus important en volume. Est-ce que c’est plus important que ce que l’on faisait avant? Je n’en suis pas sûr, mais c’est vrai que la qualité de l’interaction évolue. »
Il a aussi évoqué la dénatalité qui affecte la Fédération Wallonie-Bruxelles, soulignant que les écoles tentent de protéger leurs structures face à cette situation. Entre 2017 et 2023, les effectifs de l’enseignement fondamental ont diminué de près de 5%. Les journées portes ouvertes prennent donc d’autant plus d’importance. « Il y a une forme de dénatalité qui s’installe ici en Fédération Wallonie-Bruxelles. Les écoles le savent et elles sont en train de protéger chacune leurs structures, parce qu’il y a de l’emploi, il y a toute une série de paramètres qui sont là et qui font que les écoles ont besoin de garder la taille qu’elles ont, mais en respectant l’autre. On n’est pas en train d’essayer de grappiller des parts de marché de l’une sur l’autre, mais c’est clair que chaque école va essayer de donner l’image de ce qu’elle est pour pouvoir entrer en communication avec les parents,” a-t-il ajouté.
Il est à noter que la première période d’inscription officielle débutera le 2 février et se terminera le 6 mars.

