Incendie à Crans-Montana : le gouvernement italien « indigné » par la libération du propriétaire du bar.
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a exprimé samedi « la vive indignation du gouvernement et de l’Italie » après la libération vendredi de Jacques Moretti, propriétaire du bar de Crans-Montana, en Suisse, où un incendie a fait 40 morts, dont six Italiens, la nuit du nouvel an. Rome a rappelé son ambassadeur en Suisse pour « définir les mesures supplémentaires à prendre » après la décision de justice de libérer Jacques Moretti contre une caution de 200.000 francs suisses (environ 215.000 euros).
Une affaire susceptible de tendre les relations entre l’Italie et la Suisse. Samedi, la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a exprimé « la vive indignation du gouvernement et de l’Italie » à la suite de la libération, vendredi, du propriétaire français du bar de Crans-Montana, en Suisse, qui a été détruit par un incendie ayant causé la mort de 40 personnes, dont six Italiens, durant la nuit du Nouvel An.
Giorgia Meloni et son ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, « ont donné instruction à l’ambassadeur d’Italie en Suisse […] de prendre immédiatement contact avec la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud, afin de lui faire part de la vive indignation du gouvernement et de l’Italie » face à la décision de la justice suisse de libérer Jacques Moretti moyennant une caution de 200.000 francs suisses (environ 215.000 euros), selon un communiqué des services de Giorgia Meloni. Rome a également décidé de rappeler son ambassadeur en Suisse pour « définir les mesures supplémentaires à prendre », toujours selon ce communiqué.
**« Une grave offense »**
Six jeunes Italiens ont perdu la vie dans cet incendie et plus d’une dizaine d’autres ont été gravement blessés.
Giorgia Meloni et Antonio Tajani soulignent aussi « la gravité extrême du crime » dont Jacques Moretti est soupçonné, « les lourdes responsabilités qui pèsent sur lui, le risque persistant de fuite et le risque évident de nouvelle altération des preuves ».
« Cette décision représente une grave offense et une nouvelle blessure infligée aux familles des victimes de la tragédie de Crans-Montana et à ceux qui sont encore hospitalisés », ajoute le communiqué.
« Toute l’Italie réclame à grands cris la vérité et la justice, et demande que, suite à cette catastrophe, des mesures respectueuses soient prises, qui tiennent pleinement compte des souffrances et des attentes des familles », conclut le communiqué.

