France

« Jessica M. condamnée pour avoir fait chanter Cauet, elle ne s’en sort pas. »

Jessica M. a été condamnée à trois ans de prison, dont 18 mois de sursis, au tribunal correctionnel de Nanterre pour tentative d’extorsion de fonds au préjudice de Sébastien Cauet. Les SMS, reçus par Sébastien Cauet en mai 2024, menaçaient de révéler des faits de viol s’il ne déboursait pas 30.000 euros.

Au tribunal correctionnel de Nanterre,

Une affaire judiciaire complexe et des tensions palpables avec le président. Jeudi, Jessica M., jugée pour tentative d’extorsion de fonds à l’encontre de Sébastien Cauet, n’a pas réussi à convaincre le tribunal correctionnel de Nanterre. La jeune femme a été condamnée en soirée à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, accompagnée d’un mandat de dépôt, pour son « chantage » contre l’animateur de NRJ.

L’affaire repose sur des messages reçus par Sébastien Cauet en mai 2024, alors qu’il était en garde à vue dans une affaire de violences sexuelles. Ces SMS, envoyés sur une période de plusieurs heures, le menacent de révéler des faits de viol s’il ne verse pas 30.000 euros.

L’incompréhension dans les yeux

La prévenue affirme que derrière ces messages se trouve une autre femme, Sandra C. Cependant, plusieurs éléments n’ont pas convaincu le président, Benoist Hurel. « Ce n’est pas logique », « je ne comprends pas madame », « c’est un peu étrange »… À plusieurs reprises, le magistrat manifeste son agacement vis-à-vis de la prévenue, se prenant la tête dans les mains et affichant parfois un rictus. Les échanges sont difficiles, et l’incompréhension est manifeste.

Il convient de noter que la défense de la prévenue manque de crédibilité. Sandra C., une connaissance de longue date qui n’aurait pas contacté Jessica M. depuis des années, serait venue lui emprunter son téléphone en pleine nuit pour écrire à Sébastien Cauet : « Bonjour Sébastien j’espère que tu vas bien, j’apprends que le passé te rattrape […] » Une conversation qui se serait prolongée toute la nuit.

Un dialogue de sourd

Le matin suivant, Jessica M. contacte son avocat, Me Nicolas Rebbot, et mentionne le nom d’Emilie. Elle prétend qu’il s’agit d’un faux nom donné par Sandra C. Mais le magistrat souligne : « on ne trouve, dans votre répertoire, ni de Sandra, ni de Cohen, ni d’Emilie… » « Et alors ? Ce n’est pas bien ? », répond Jessica M.

Après plus de deux heures d’audition, qui se sont avérées être un dialogue de sourds, Benoist Hurel finit par perdre patience.

« – Ça [le message] a été retrouvé dans le téléphone de Sébastien Cauet.

– Non, ce n’est pas vrai.

– Si.

– Non, c’est moi qui l’ai donné à la police.

– Je suis certain de ce que je dis.

– Non.

– On ne se comprend pas. Je ne vous pose pas la question. Je le dis. C’est extraordinaire, vous avez un aplomb, c’est fabuleux. Je l’ai sous les yeux. Je vous explique que ce message a été donné par Sébastien Cauet à la police, je vous prie de me croire. »

Beaucoup de contradictions maintenues à la barre

Jessica M. éprouve des difficultés, d’autant plus qu’une photo prouve la présence de Sandra C. à une soirée dans le 11e arrondissement de Paris, et non chez elle. « Comment vous l’expliquez ? » questionne le président. La prévenue hausse les épaules. « Je ne l’explique pas, mes avocats vous l’expliqueront. » « Vous avez le sens du teasing », rétorque le président, qui met en avant « plusieurs contradictions ». Les débats prennent une tournure déroutante lorsqu’ils évoquent si Jessica M. pense que Sandra C., partie civile, a « un grand nez par rapport à son visage ».

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Me Nicolas Rebbot tente de faire comprendre à la cour que si sa cliente est condamnée, elle risque d’être la « coupable utile » dans le dossier pénal où Sébastien Cauet est mis en examen pour viols, y compris sur mineurs. Argument qui ne trouve pas écho auprès du tribunal. Jessica M., condamnée pour « chantage » contre Cauet et pour diffamation à l’égard de Sandra C., a été directement incarcérée à la maison d’arrêt de Versailles.