La 3e Enquête nationale sur le handicap évalue les politiques publiques.
La troisième Enquête nationale sur les personnes en situation de handicap a été lancée lors d’une rencontre à Salé, organisée par le Secrétariat d’Etat chargé de l’insertion sociale. Un mémorandum d’entente a été signé entre plusieurs institutions, dont le ministère de la Solidarité et le Fonds des Nations unies pour la population, établissant le cadre de coopération pour cette enquête.
La troisième Enquête nationale sur les personnes en situation de handicap est un outil essentiel pour évaluer les politiques publiques et leur impact réel, permettant ainsi de les orienter vers une plus grande convergence, cohérence et efficacité, a déclaré mercredi à Salé Otmane Gair, président de l’Observatoire national du développement humain (ONDH).
Lors d’une rencontre organisée par le Secrétariat d’Etat chargé de l’insertion sociale pour le lancement de cette Enquête nationale, M. Gair a noté que cette initiative s’inscrit dans la continuité des avancées réalisées par le Maroc, en lien avec les évolutions nationales et les engagements internationaux du Royaume, notamment ceux relatifs à la mise en œuvre des conventions sur les droits des personnes en situation de handicap.
Il a également précisé qu’au-delà de la collecte de données et d’indicateurs sur le handicap au Maroc, cette enquête se concentrera sur l’analyse, le partage et la valorisation de ces informations dans les processus de décision et l’élaboration des programmes et politiques publiques.
Le lancement de cette troisième Enquête nationale, a-t-il ajouté, ne consiste pas en une simple opération statistique ou un exercice technique de collecte de données de terrain, mais représente une démarche montrant une maturité institutionnelle avancée, ancrée dans une approche multidimensionnelle, territoriale et prospective, visant à établir une culture des résultats et à fonder l’action publique sur des données fiables et mesurables.
Cette démarche prend en compte la complexité des phénomènes sociaux et l’interconnexion de leurs dimensions territoriales, économiques et démographiques. M. Gair a noté que l’ONDH s’efforce de promouvoir une culture de la décision publique fondée sur l’évidence et de faire de la recherche sociale un levier central de l’action publique, pas une fin en soi.
Convaincu que la production de la connaissance sociale repose sur un effort collectif et cumulatif, l’Observatoire s’est engagé ces dernières années à renforcer les outils de suivi et d’analyse, améliorer la qualité des données et favoriser l’approche participative, en collaborant avec tous les acteurs institutionnels.
Il a également affirmé que les personnes en situation de handicap ne forment pas un groupe homogène, mais reflètent une réalité plurielle et multidimensionnelle, d’où la nécessité de politiques publiques précises, intégrées et adaptées, qui tiennent compte des disparités territoriales, du genre, des situations socioéconomiques et des tranches d’âge, tout en garantissant l’égalité des chances et un accès équitable aux services.
Cette rencontre se déroule dans un contexte national marqué par une dynamique renouvelée des politiques sociales, conforme aux Hautes Directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui ont placé le renforcement des fondements de l’État social comme référence structurante de l’action publique, axée sur la justice sociale, l’efficacité et l’équité, a souligné M. Gair.
La réunion a également été l’occasion de signer un mémorandum d’entente entre le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, le Secrétariat d’Etat chargé de l’insertion sociale, le Haut-Commissariat au plan, l’ONDH et le Fonds des Nations Unies pour la population, établissant le cadre général de coopération pour réaliser la 3e Enquête nationale sur les personnes en situation de handicap.

