Collision de TGV en Espagne : 45 morts à Adamuz.
Le porte-parole des services de secours d’Andalousie a déclaré que 45 signalements pour disparition ont été émis par des proches de passagers auprès de la police, mais que les sauveteurs n’avaient extrait jusqu’à présent que 43 corps. Selon le gouvernement, l’enquête sur la collision des deux trains à Adamuz, qui circulaient à plus de 200 km/heure, exclut l’hypothèse d’un acte de sabotage.
« En théorie, ce sont les deux personnes qui manquaient« , a communiqué à l’AFP un porte-parole des services de secours en Andalousie (sud). Cela fait référence au fait que 45 rapports de disparition ont été déposés par des proches de passagers auprès de la police, tandis que les secouristes n’avaient extrait jusqu’ici que 43 corps des débris résultant de la collision de deux trains à Adamuz (Andalousie), circulant à plus de 200 km/heure.
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La priorité pour les autorités est de déterminer les causes de cette tragédie, pour l’instant inconnues. Selon des médias espagnols, l’enquête – qui exclut l’hypothèse d’un acte de sabotage d’après le gouvernement – s’intéresse à une rupture du rail mesurant plus de 30 centimètres à l’endroit de l’accident.
Mercredi, des journaux ont également évoqué la découverte d’un « bogie » (chariot placé sous le châssis d’un train) dans un cours d’eau près de l’accident. Le ministre des Transports, Óscar Puente, a précisé mercredi soir que c’est une « enquête complexe qui demande du temps, une analyse approfondie et un examen exhaustif de tous les acteurs impliqués« , incluant « l’infrastructure, le matériel roulant, les systèmes de sécurité et les conditions d’exploitation« .
Il a également défendu le réseau ferroviaire et les transports publics du pays, dont l’image a été fortement ternie par cette semaine tragique, qui a également été marquée mardi soir par un autre accident ayant fait un mort et 37 blessés à Gelida, en Catalogne, lorsqu’un train de banlieue a percuté un mur de soutènement tombé sur les voies à cause de fortes pluies. Le réseau ferroviaire espagnol, selon lui, « n’est pas parfait, ni infaillible, mais c’est un excellent système de transport« .

