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Accidents de train en Espagne : 45 morts en Andalousie, deux corps retrouvés.

Deux nouveaux corps ont été retrouvés jeudi après-midi sur les lieux de la collision survenue dimanche soir entre deux trains à Adamuz, en Andalousie, portant le bilan à 45 morts. Le syndicat des conducteurs de train espagnols a annoncé mercredi la tenue de trois jours de grève nationale les 9, 10 et 11 février « pour exiger des mesures garantissant la sécurité ferroviaire ».


Deux nouveaux corps ont été découverts jeudi après-midi sur le site de la collision survenue dimanche soir entre deux trains à Adamuz, en Andalousie, dans le sud de l’Espagne. Le nombre de victimes s’élève désormais à 45 morts.

« En théorie, il s’agit des deux dépouilles qu’il manquait », a déclaré un porte-parole, en précisant qu’elles avaient été retrouvées dans une voiture du train Alvia de la compagnie Renfe. Ce train a percuté de plein fouet le train à grande vitesse Iryo qui venait de dérailler en sens inverse et s’était déplacé sur sa voie.

Au total, 45 signalements de personnes disparues ont été enregistrés par la police, suggérant que le bilan définitif devrait s’établir à 45 décès et 122 blessés. Ce drame constitue l’une des pires catastrophes ferroviaires en Europe depuis le début du siècle.

En juillet 2013, un autre accident en Espagne avait fait 80 victimes à Saint-Jacques-de-Compostelle à cause d’une vitesse excessive. En 2023, 57 personnes avaient perdu la vie en Grèce, tandis qu’en 2006, 47 victimes avaient été comptabilisées lors du déraillement d’un train au Monténégro. Enfin, une collision entre un train et un autobus en 2012 avait également causé la mort de 45 personnes, avec moins de blessés qu’en Andalousie.

Les causes de cet accident à Adamuz restent incertaines. Selon le ministre des Transports, Óscar Puente, elles pourraient être liées à l’infrastructure des voies ferrées. « Ce qui est très étrange, car elle a été récemment rénovée et révisée ». L’enquête vise à déterminer « s’il y avait quelque chose sur la voie ou si c’est la voie elle-même qui commençait à se briser ».

À ce stade, un bris de soudure est considéré comme la cause la plus probable de l’accident, d’après Iñaki Barrón, président de la commission d’enquête sur les accidents ferroviaires.

Depuis ce sinistre, l’Espagne a connu deux autres accidents de train, dont l’un a été mortel. Le syndicat des conducteurs de train espagnols a annoncé mercredi la tenue de trois jours de grève nationale les 9, 10 et 11 février « pour exiger des mesures garantissant la sécurité ferroviaire ».