Groenland : Quel lien entre Donald Trump et un « TACO » ?
Donald Trump a admis mercredi à Davos qu’il n’aurait probablement pas gain de cause en utilisant la force pour s’emparer du Groenland. Le terme « TACO » désigne sa tendance à proférer des menaces, notamment concernant des taxes exorbitantes, avant de les reporter ou de les annuler.
Cet évènement n’a rien à voir avec le Tacos Tuesday aux États-Unis. Donald Trump semble avoir révisé son point de vue sur le Groenland : après plusieurs semaines de pression, il a reconnu de manière implicite, lors de son discours mercredi à Davos, qu’il n’obtiendrait probablement pas satisfaction en usant de la force pour prendre possession du territoire danois. Depuis, il s’emploie à négocier un accord avec l’Otan. Parallèlement, les marchés financiers constatent un nouvel adage : le célèbre « TACO, Trump always chickens out » ( « Trump se dégonfle toujours »).

Le terme a commencé à apparaître en mai 2025, au début du second mandat du président américain. L’acronyme fait référence à sa tendance à exprimer des menaces, notamment au sujet de taxes très élevées, avant de les reporter ou d’y renoncer. Cela provoque généralement des fluctuations sur les marchés financiers.
Le TACO, une méthode bien rodée
Certaines personnes ont même trouvé comment tirer profit de ce système. Étape 1 : acheter une action après une annonce de Donald Trump, quand la confiance des entreprises diminue et que les prix sont au plus bas. Étape 2 : revendre au meilleur prix lorsque le président abandonne ses projets et que les cours repartent à la hausse.
Pour qu’un « TACO » fonctionne, plusieurs éléments clés sont nécessaires. Tout d’abord, une annonce sensationnelle, souvent formulée de manière vague mais percutante : menace de sanctions lourdes, de droits de douane dissuasifs ou d’un rapport de force affirmé. S’ensuit une réaction négative immédiate : inquiétude parmi les alliés, nervosité sur les marchés, chute des valeurs concernées. La troisième étape essentielle est le temps long, marqué par des négociations discrètes, des signaux contradictoires et des déclarations plus modérées.
Ce processus, devenu familier, est désormais reconnu par les investisseurs et les partenaires internationaux. Cependant, il contribue à affaiblir la crédibilité des États-Unis et suscite des inquiétudes parmi les observateurs. Il reste à voir si cette méthode perdra en efficacité.

