Elle perd ses économies en croyant être avec Patrick Bruel.
Ingrid a perdu 5.500 euros après être tombée sous le charme d’un faux Patrick Bruel, qui l’a contactée par message en se faisant passer pour le chanteur. Après plusieurs échanges, où le brouteur a demandé 500 euros pour une invitation VIP puis 5.000 euros pour récupérer une voiture, Ingrid a compris qu’il ne s’agissait pas de Patrick Bruel.
L’escroquerie à la fausse célébrité a de nouveau fait une victime. Après le cas très médiatisé d’Anne, qui avait versé 830.000 euros à un faux Brad Pitt, c’est Ingrid qui est tombée dans le piège d’un faux Patrick Bruel. Pensant entretenir une correspondance avec son chanteur préféré, elle a perdu 5.500 euros. Elle a témoigné dans l’émission *Arnaques !* sur M6, rapporte RTL.
Tout commence par un message reçu en pleine nuit : « Coucou c’est Patrick Bruel, comment vas-tu Ingrid ? ». Surprise, la quinquagénaire demande à son interlocuteur de prouver son identité. Elle reçoit rapidement une photo de la star tenant une feuille de papier sur laquelle est écrit « Ingrid c’est bien Patrick ».
Cette image a indéniablement été créée avec une intelligence artificielle. Cependant, Ingrid ne s’en rend pas compte et est convaincue qu’il s’agit bien de Patrick Bruel. « Je me suis dit : À moi ? Il m’écrit à moi ? Alors qu’il y a des milliers de femmes », raconte-t-elle. Les échanges se multiplient et prennent un ton de plus en plus intime. « Tu es ma confidente, l’amour de ma vie », lui écrit l’escroc, ou encore « tu es la plus belle du monde, à l’extérieur comme à l’intérieur ».
Des compliments auxquels Ingrid, en quête d’affection, est particulièrement sensible. Elle est persuadée de vivre une histoire d’amour secrète avec son chanteur adoré, d’autant plus que son interlocuteur lui demande de ne le dire à personne. Puis arrive une première demande d’argent : 500 euros, pour une prétendue invitation en loge VIP à l’un de ses concerts. Malgré un léger doute, Ingrid s’exécute.
Quelques semaines plus tard, l’escroc lui demande 7.500 euros pour récupérer une voiture soi-disant bloquée à la douane. Elle lui envoie alors 5.000 euros, soit toutes ses économies. Le faux Patrick Bruel insiste pour obtenir le reste de la somme et lui suggère même de souscrire un prêt à la consommation. Cette fois, Ingrid décide de lui demander de l’appeler par téléphone. « Quand il m’a appelé, sa voix ce n’était pas Patrick Bruel », se souvient-elle. La désillusion : au bout d’un mois, l’escroc est démasqué, mais elle ne reverra jamais son argent.

