Israël frappe des postes entre Syrie et Liban liés au Hezbollah.
L’armée israélienne a indiqué avoir frappé quatre postes-frontières entre la Syrie et le Liban, utilisés d’après elle par le Hezbollah pour du « trafic d’armes ». Selon le ministère de la Santé libanais, 19 personnes ont été blessées au total à Qanarit et cinq ont été hospitalisées.
En soirée, l’armée israélienne a annoncé avoir frappé quatre postes-frontières entre la Syrie et le Liban, que, selon elle, le Hezbollah utilise pour du « trafic d’armes ».
Ces postes-frontières se trouvent « dans la région de Hermel », dans le nord-est du Liban, a précisé l’armée dans un communiqué.
Plus tôt dans la journée, Israël avait ciblé plusieurs zones du sud du Liban : selon l’Agence nationale d’information (Ani), l’aviation israélienne a attaqué et détruit des bâtiments dans cinq villages : Qanarit, Kfour, Jarjouaa, Kharayeb et Ansar.
L’armée israélienne avait précédemment demandé l’évacuation de ces localités.
« Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement et vous éloigner d’au moins 300 mètres », a écrit sur X le porte-parole arabophone de l’armée, Avichay Adraee, à l’attention des habitants vivant près de certains bâtiments.
Les frappes sur le village de Qanarit ont été particulièrement massives, selon un correspondant de l’AFP, qui a subi de légères blessures, comme deux autres journalistes.
Selon le ministère de la Santé libanais, 19 personnes ont été blessées au total, dont cinq ont dû être hospitalisées.
Dans la matinée, deux frappes avaient ciblé deux véhicules, l’un près de Saïda, ville principale du sud, et l’autre près de Tyr, causant la mort de deux personnes, selon le ministère libanais de la Santé.
Israël a affirmé avoir « visé des terroristes du Hezbollah ».
Cela survient alors que l’armée libanaise a déclaré début janvier avoir terminé le désarmement du Hezbollah dans la zone du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à environ trente kilomètres plus au nord.
Les cinq villages visés par des ordres d’évacuation se situent au nord du Litani.
Dans un communiqué, l’armée libanaise a dénoncé « la poursuite des agressions israéliennes […] visant des bâtiments et des habitations civils ». Elle a également affirmé que ces attaques « entravent les efforts de l’armée » et l’empêchent « d’achever l’application de son plan ».
Israël a jugé que les efforts libanais pour désarmer le Hezbollah, qui doivent se poursuivre sur l’ensemble du territoire, constituaient « un début encourageant » mais étaient « loin d’être suffisants ».

