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Ubisoft annule six jeux vidéo, dont le remake de « Prince of Persia : les Sables du temps »

Ubisoft prévoit une perte opérationnelle d’un milliard d’euros pour l’exercice 2025/2026, alors qu’il visait un résultat proche de l’équilibre. Le groupe engage une réduction des coûts d’au moins 200 millions d’euros sur deux ans et mettra à jour ses prévisions en mai.


L’éditeur de jeux vidéo français Ubisoft revoit de manière significative ses prévisions financières pour l’exercice 2025/2026. La société s’attend dorénavant à subir une perte opérationnelle d’un milliard d’euros, alors qu’elle visait auparavant un résultat presque équilibré. Elle prévoit également des réservations nettes en recul, estimées à environ 1,5 milliard d’euros pour l’année.

Cette révision découle en partie d’un ajustement du portefeuille de projets. Afin de « recentrer ses efforts et maximiser la qualité de ses titres », le groupe a annoncé l’annulation du remake de *Prince of Persia : les Sables du temps*, ainsi que « 4 titres non annoncés » et « un jeu mobile ». Sept autres jeux bénéficieront « d’un temps de développement supplémentaire », décision qui a entraîné « une dépréciation accélérée d’environ 650 millions d’euros ».

Parallèlement, Ubisoft a présenté une nouvelle organisation axée sur cinq « maisons de créations », un modèle jugé innovant dans l’industrie. « Chacune est structurée autour d’un genre créatif bien défini et d’un positionnement de marque clairement établi, avec une responsabilité complète et une autonomie financière », a déclaré le PDG Yves Guillemot, qualifiant cette transformation de « changement radical ».

Ces maisons regrouperont près de la moitié des studios du groupe à l’échelle mondiale, tandis que l’autre moitié contribuera par le biais d’un réseau mondial partagé, a précisé à l’AFP la directrice des studios, Marie-Sophie de Waubert. Le groupe initie également « une troisième et dernière phase » de son plan d’économie, visant à réduire les coûts « d’au moins 200 millions d’euros » sur deux ans, tout en envisageant « de potentielles cessions d’actifs ». Enfin, il a estimé que « les prévisions précédemment communiquées […] ne constituent plus une référence appropriée » et seront révisées en mai.