Guerre en Ukraine : Trump critique l’Europe et l’Otan, se distancie
Donald Trump a jugé ce mercredi que c’était à l’Otan et à l’Europe de « s’occuper de l’Ukraine » et pas aux Etats-Unis. Mercredi, 11 personnes ont été blessées par une frappe nocturne de drone ukrainien près de Krasnodar, selon les autorités locales.
Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? *20 Minutes* fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 21 janvier, au 1.427e jour du conflit.
Le fait du jour
Lors du Forum économique mondial à Davos (Suisse), Donald Trump a déclarés mercredi que c’était à l’Otan et à l’Europe de « s’occuper de l’Ukraine » et non aux États-Unis. « Qu’est-ce que les États-Unis retirent de tout ce travail, de tout cet argent, autre que mort, destruction et des sommes d’argent colossales qui vont vers des gens qui n’apprécient pas ce que nous faisons ? Ils n’apprécient pas ce qu’on fait, je parle de l’Otan, je parle de l’Europe. C’est à eux de s’occuper de l’Ukraine, pas à nous. Les États-Unis sont très loin, un grand et bel océan nous sépare. Nous n’avons rien à voir avec ça », a affirmé le président américain.
Donald Trump a également estimé que son élection avait permis d’éviter le pire dans le conflit en Ukraine : « Sans moi, je pense qu’on aurait été proche d’une troisième Guerre mondiale. »
Il a également avancé que la Russie et l’Ukraine étaient proches d’un accord pour parvenir à une trêve : « Je pense que Zelensky et Poutine vont pouvoir se rencontrer et trouver un accord. Sinon c’est qu’ils sont bêtes. Mais je sais qu’ils ne sont pas stupides. »
La déclaration du jour
« Je crois que c’est demain »
Ces mots montrent un léger recul et sont de nouveau attribués à Donald Trump. Le président américain avait d’abord annoncé à Davos qu’il allait rencontrer ce mercredi Volodymyr Zelensky, qu’il croyait même « peut-être dans la salle en ce moment ». Cependant, Volodymyr Zelensky se trouvait bel et bien à Kiev, selon la présidence ukrainienne.
Donald Trump a ensuite indiqué que la rencontre serait probablement prévue jeudi en Suisse. Le dirigeant ukrainien fera-t-il le déplacement ?
Le chiffre du jour
11. C’est le nombre de personnes blessées par une frappe nocturne de drone ukrainien près de Krasnodar, une ville du sud de la Russie, selon les autorités locales. L’Ukraine assure de son côté qu’il s’agit d’une défaillance d’un système russe. Selon Mourat Koumpilov, dirigeant de la république russe d’Adyguée, où a eu lieu la frappe, l’attaque a provoqué un incendie dans un immeuble d’habitation et un parking dans le district de Takhtamoukaï, au sud de Krasnodar.
Le Centre pour les communications stratégiques, une organisation gouvernementale ukrainienne, a quant à lui déclaré sur Telegram qu’il s’agissait « d’un missile de défense aérienne russe qui a frappé un immeuble résidentiel ».
La région méridionale de Krasnodar, située près de la mer Noire et de la mer d’Azov, est régulièrement ciblée par des attaques de drones ukrainiens.
La tendance
Une ressortissante germano-ukrainienne, accusée d’avoir renseigné l’ambassade de Russie en Allemagne sur l’aide militaire à l’Ukraine et sur l’industrie de défense allemande, a été arrêtée mercredi, selon Berlin, qui a reconnu que des ex-responsables de la Bundeswehr étaient également impliqués.
Ce cas s’ajoute à la longue liste des opérations de renseignement, de désinformation et de sabotage que les autorités allemandes attribuent à Moscou, dans le cadre de sa présumée « guerre hybride » contre les États européens aidant l’Ukraine à faire face à l’armée russe depuis près de quatre ans.
La suspecte, nommée Ilona W., est accusée par le parquet d’avoir « rassemblé des informations sur les participants à des événements politiques de haut niveau et cherché des renseignements sur des sites de l’industrie de l’armement, des essais de drones et des livraisons prévues de drones à l’Ukraine ». Selon le communiqué, cette collaboration remonterait à au moins novembre 2023.
Peu après l’annonce, un porte-parole du ministère allemand de la Défense a précisé que cette femme était soupçonnée d’avoir transmis à l’ambassade des informations obtenues auprès d’anciens responsables de l’armée allemande, notamment un ex-officier d’état-major récemment retraité, ainsi qu’un ancien haut fonctionnaire ayant quitté l’armée il y a 15 ans.

