Négociations bruxelloises : Yvan Verougstraete (Les Engagés) parle de souffrances réelles
Yvan Verougstraete a déclaré que « 1,2 million de Bruxellois sont en colère aujourd’hui » en raison de l’incapacité des politiques à s’occuper de leur quotidien. Dirk De Smedt a affirmé qu’il pourrait y avoir des problèmes de liquidités pour la Région bruxelloise « à partir du mois d’avril » si les sources de financement se tarissaient.
« Il y a de quoi être en colère aujourd’hui » déclare Yvan Verougstraete. « 1,2 millions de Bruxellois sont en colère aujourd’hui car ils se rendent compte que les politiques ne sont pas capables de quitter leur posture pour s’occuper réellement de leur quotidien, pour construire un projet positif » ajoute l’ancien formateur bruxellois.
Pour le président des Engagés, l’actuel blocage politique « met en danger des choses très concrètes. Cela met en danger l’aide aux sans-abri, les allocations familiales, la rénovation des routes. C’est ça qui est en train de se jouer à Bruxelles« .
La cessation de paiements, une réalité ?
Fin 2025, le ministre bruxellois des Finances et du Budget en affaires courantes, Dirk De Smedt (Anders, ex-Open Vld) déclarait que des problèmes de liquidités pourraient survenir à partir du mois d’avril pour la Région bruxelloise si toutes les sources de financement venaient à se tarir.
Yvan Verougstraete rassure : « Quand vous avez une dette qui grandit de 100 millions chaque mois, un moment donné cette dette vous n’arriverez plus à la financer. Il faudra faire appel à l’État fédéral ou à d’autres pour compenser. Il y aura des solutions qui vont être trouvées. Il ne faut pas verser dans la panique« . Cependant, le président des Engagés tire également la sonnette d’alarme et ajoute « qu’il y a des souffrances réelles, des renoncements réels. Des politiques ne sont pas prises alors que les intérêts sont en train d’augmenter« .
« Un temps d’arrêt » dans les négociations
« Chaque parti va faire maintenant son examen de conscience » espère Yvan Verougstraete en évoquant la suite des discussions pour former un gouvernement à la Région bruxelloise. « Nous avons pris des risques et nos responsabilités jusqu’à fâcher notre partenaire privilégié. Nous aurions préféré continuer avec le MR, mais il nous a fallu faire face à la réalité et se rendre compte que cette majorité n’était pas possible » poursuit le président des Engagés.
L’ancien formateur bruxellois parle d’un temps d’arrêt dans les négociations pour que « chacun puisse se rendre compte de la gravité de la situation. Il s’agit d’un moment de refroidissement et ce n’est pas mon job de distribuer le bâton ».
Pour Yvan Verougstraete, les choses sont claires quant aux responsabilités de l’échec des négociations : « Si Anders (ex Open Vld) était venu à table, nous avions trouvé une solution pour avoir une double majorité, du côté francophone et du côté néerlandophone. Si Anders était venu s’asseoir, nous aurions pu démarrer de réelles négociations pour la première fois avec une double majorité« .
Le président des Engagés conclut à propos des négociations bruxelloises « qu’à un moment donné, quand vous visez l’idéal, vous rendez vous même le possible impossible« .

