Boycott de la Coupe du Monde 2026 : l’Allemagne laisse décider, la France temporise.
Le gouvernement allemand a laissé entendre qu’il ne s’opposerait pas à un boycott de la Coupe du monde aux Etats-Unis si la DFB souhaitait s’engager sur cette voie. Le gouvernement français a exclu pour le moment une hypothèse de boycott, déclarant qu’il n’y a pas de volonté de boycott du côté de son ministère.
La Coupe du monde 2026 sera-t-elle compromise par des enjeux géopolitiques ? Mardi, le gouvernement allemand a suggéré qu’il ne s’opposerait pas à un boycott de la compétition aux États-Unis si la fédération allemande de football (DFB) décidait de s’engager dans cette voie, alors que Donald Trump émet plusieurs déclarations menaçantes.
« Cette évaluation incombe donc aux fédérations concernées, en l’occurrence la DFB et la FIFA. Le gouvernement fédéral acceptera cette appréciation », a déclaré la secrétaire d’État aux Sports, Christiane Schenderlein, dans un message envoyé par mail alors qu’on l’interrogeait sur la possibilité d’un boycott de la Coupe du monde organisée au Canada, aux États-Unis et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet.
« Le gouvernement fédéral respecte l’autonomie du sport. Les décisions concernant la participation à de grands événements sportifs ou leur boycott relèvent exclusivement des fédérations sportives compétentes, et non du monde politique », a également affirmé Mme Schenderlein, membre de la CDU, le parti conservateur du chancelier Friedrich Merz.
### « Pas de volonté de boycott » du côté du ministère français des Sports
De son côté, la France a pris position un peu plus tard dans la soirée de mardi sur la question du boycott, par la voix de la ministre des Sports, Marina Ferrari. Le gouvernement français exclut actuellement une telle possibilité. « Au stade où nous nous parlons actuellement, il n’y a pas de volonté de boycott de la part de notre ministère pour cette grande compétition qui est attendue », a-t-elle indiqué.
« Maintenant, je ne préjuge pas de ce qui pourrait se passer, mais j’ai également entendu des voix qui s’élèvent de certains blocs politiques. Je tiens à ce qu’on dissocie le sport (et la politique). La Coupe du monde de foot est un moment extrêmement important pour tous les amoureux du sport », a-t-elle ajouté.

