Belgique

Grève dans le transport ferroviaire à partir du 25 janvier à 22 heures.

Les perturbations dans le rail sont attendues dès dimanche soir, 25 janvier à 22 heures, avec une forte adhésion au mouvement de grève selon Pierre Lejeune, président de la CGSP Cheminots. Les syndicats du rail organisent cette semaine de grève en réaction à la décision du gouvernement fédéral de mettre fin aux engagements statutaires à la SNCB et chez Infrabel.

Quelles conséquences sur le rail ?

Les perturbations sont anticipées à partir de dimanche soir, 25 janvier à 22 heures. Leur ampleur reste incertaine, mais d’après les syndicats, en fonction des retours du terrain, on s’attend à une forte adhésion au mouvement de grève. « Je pense qu’il y a une adhésion assez importante au mouvement qui s’annonce« , déclarait Pierre Lejeune, président de la CGSP Cheminots, quelques jours avant le début de la grève.

En théorie, les actions de grève seront étalées tout au long de la semaine selon les différents métiers du rail, les conducteurs un jour, les accompagnateurs un autre, le personnel des cabines de signalisation à un autre moment, etc. « Pour que ce soit un peu plus supportable sur le plan financier pour les agents« , précise Pierre Lejeune. Cette répartition vise également à perturber le réseau ferroviaire durant toute la semaine. Cela dit, comme le souligne le leader de la CGSP Cheminots, « on couvre tout le monde » et donc, rien n’empêche qu’un accompagnateur se déclare en grève un autre jour que celui initialement prévu pour cette catégorie de personnel.

Des perturbations significatives sont à prévoir.

Un service alternatif

Il convient de rappeler qu’il n’existe pas de service minimum pour le rail belge en cas de grève. Cependant, depuis 2017, un « service alternatif » est en place. La loi du 29 novembre 2017 sur la continuité du service de transport ferroviaire de personnes en cas de grève impose aux membres du personnel des catégories professionnelles jugées essentielles d’indiquer, au moins 72 heures avant le début de la grève, s’ils compter y participer.

La SNCB et Infrabel sauront donc 72 heures avant la grève quel personnel sera présent ou absent. La loi de 2017 sur la continuité du service oblige alors les gestionnaires ferroviaires à établir un plan de transport adapté selon les ressources disponibles. 24 heures avant chaque jour de la semaine de grève débutant dimanche 25 janvier, la SNCB sera en mesure de communiquer l’offre de trains disponible.

À l’occasion de la grève débutant dimanche 25 janvier, les usagers du rail devront donc consulter régulièrement les horaires des trains sur les écrans en gare, via l’application mobile ou le site de la SNCB.

Pourquoi les syndicats du rail organisent-ils cette semaine de grève ?

Les syndicats du rail ont décidé d’organiser cette semaine de grève en réaction à la décision du gouvernement fédéral d’abolir les engagements statutaires à la SNCB et chez Infrabel.

Lors du conseil des ministres du 23 décembre 2025, le gouvernement a validé un avant-projet de loi de « Modernisation de la gestion du personnel des chemins de fer belges ». Cette réforme vise, selon le ministre de la Mobilité, Jean-Luc Crucke (Les Engagés), à préparer la SNCB à la concurrence dans le transport des voyageurs d’ici 2032, conformément aux réglementations européennes. Selon le ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke, « le modèle belge, fondé sur le recrutement statutaire généralisé, ne permet plus de répondre avec la souplesse nécessaire aux défis de demain« .

Les cheminots déjà nommés conserveront leur statut, mais la fin des engagements statutaires pour les nouveaux entrants est programmée pour juin 2026. HR Rail, l’entité qui supervisait jusqu’à présent les recrutements à la SNCB et chez Infrabel, deviendra un secrétariat social s’occupant des aspects juridiques et administratifs, tandis que la SNCB et Infrabel seront responsables de la gestion opérationnelle des ressources humaines.

Depuis l’établissement de l’Arizona et l’annonce de cette réforme, les syndicats ont eu plusieurs réunions avec le ministre de la Mobilité pour tenter de trouver des compromis. Cependant, les propositions discutées ont été rejetées par les affiliés des différents syndicats. Du côté du ministre de la Mobilité et du gouvernement, on a alors averti que la mise en œuvre de la réforme continuerait.

Les syndicats expriment également leur mécontentement sur un autre sujet, celui de la réforme des retraites. Ils s’opposent aux projets du gouvernement de retarder l’âge de départ à la retraite, notamment pour le personnel ferroviaire. Les discussions avec le ministre des Pensions, Jan Jambon (N-VA), n’ont pas abouti à des compromis acceptables pour les syndicats, ce qui a exacerbé les tensions.

De possibles perturbations au TEC ?