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Marlène Schiappa s’engage à tout pour éviter le machisme de son fils.

Marlène Schiappa publie le 21 janvier La Machosphère, un « un témoignage choc sur la guerre numérique contre les femmes », aux éditions Fayard. Elle a porté plainte en 2019 et 2021 contre les messages de haine qu’elle recevait en ligne, notamment sur X, anciennement Twitter.


Marlène Schiappa publiera le 21 janvier *La Machosphère*, un « témoignage choc sur la guerre numérique contre les femmes », aux éditions Fayard. Ce livre arrive quelques mois après la naissance de son premier fils, qu’elle a eu avec son troisième mari, le président de la MGEN Matthias Savignac. L’ancienne ministre espère que ce « bébé miracle », comme elle l’a désigné à l’aube de ses 43 ans, ne sera pas exposé aux faits de harcèlement qu’elle dénonce.

L’idée de cet ouvrage lui est venue lors de son déménagement, « lorsque j’ai retrouvé un dossier compilant des centaines de mes plaintes déposées pour cyberharcèlement au gouvernement », a expliqué à *Gala* l’ex-secrétaire d’État, qui a notamment œuvré contre le cyberharcèlement pendant son temps au gouvernement. Elle a porté plainte en 2019 et 2021 contre les messages haineux qu’elle recevait en ligne, notamment sur X, anciennement Twitter.

### Les enfants dans l’arène

Marlène Schiappa, mère de deux filles de 14 et 18 ans, reste « marquée » par le cyberharcèlement dont sa fille cadette a été victime il y a quelques années. « Des milliers d’internautes, et même des élus de tous bords, se sont moqués d’une photo où l’on voyait ses réponses sur sa fiche scolaire. Comme beaucoup de mamans, j’avais trouvé ça mignon. Mais les réactions haineuses se sont enchaînées, du genre « Elle est aussi bête que sa mère ». Quand on est une personnalité, on est déshumanisée. Certaines femmes servent d’exutoire », a-t-elle déploré.

« En ayant un garçon, j’arrête aussi de généraliser en disant : « Les hommes sont trop… », car cela implique désormais mon fils. Je suis méditerranéenne, je sortirai toujours les griffes pour le protéger », a-t-elle souligné. Cela dit, elle a l’intention d’inculquer de bonnes valeurs à son fils : « Sans en faire un cobaye d’éducation féministe, je lui apprendrai que le corps d’une femme lui appartient. Et que l’avis d’un garçon ne compte pas plus que celui des autres ».

Si « on verra dans 15 ans » le résultat de cette éducation, l’ex-candidate des *Traîtres* espère que son fils aura « d’autres passions qu’insulter les femmes ». Avec « deux sœurs qui le chouchoutent beaucoup, des parents féministes, de nombreuses tantes et cousines », l’écrivaine veut « croire qu’il aura des valeurs féministes. Je ferai tout pour qu’il ne soit pas un macho ! »