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Sénégal – Maroc : Luis Enrique défend Brahim Diaz, Hervé Renard critique

Luis Enrique a exprimé en conférence de presse que « c’est du sport, rien de plus » après le penalty raté de Brahim Diaz en finale de la Coupe d’Afrique des Nations, tandis qu’Hervé Renard a déclaré que rater un penalty est « un manque de respect pour tout un pays et tout un peuple en quête d’un succès depuis 50 ans ». Renard a également évoqué une situation similaire qu’il a vécue en décembre en Coupe arabe contre le Maroc, où Al-Hamdan a raté un penalty.


Deux salles, deux ambiances. Deux philosophies également. D’un côté, Luis Enrique, de l’autre, Hervé Renard. Les deux entraîneurs ont été invités à partager leur opinion sur le penalty manqué par Brahim Diaz lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, qui a conduit le Maroc à une prolongation perdante contre le Sénégal (0-1). Alors que l’Espagnol fait preuve d’empathie, le Français ne fait pas preuve de clémence envers le joueur du Real Madrid.

« Tout le monde parle de Brahim, mais je me rappelle de Zidane, qui est un dieu du football », a souligné l’Espagnol lors de la conférence de presse précédant le match de Ligue des champions contre le Sporting. « Il l’a fait dans un Mondial et je me rappelle de Sergio Ramos qui a raté une occasion dans un match crucial. Quand tu marques, personne ne dit rien, tout le monde applaudit, mais quand tu rates, il y a beaucoup de critiques à l’égard de ce joueur qui est un joueur formidable. […] Je peux comprendre que ce soit difficile à accepter, mais c’est du sport, rien de plus. »

Hervé Renard, le sélectionneur de l’Arabie saoudite, n’a pas la même vision des choses, d’autant plus qu’il a vécu une situation comparable en décembre lors de la Coupe arabe… face au Maroc (les Saoudiens perdaient 1-0, Al-Hamdan ayant tiré une Panenka au-dessus du but adverse). « On a le droit de rater un penalty, mais, dans ce cas, je suis catégorique et je n’ai aucune indulgence, a déclaré Hervé Renard au quotidien Le Parisien. C’est un manque de respect pour tout un pays et tout un peuple en quête d’un succès depuis 50 ans. »

C’est un contraste total avec les paroles pleines de sagesse de Luis Enrique, qui rappelle que Brahim Diaz n’a tué personne. « Que tu gagnes ou que tu perdes, il ne se passe rien, c’est un sport. Ce qui est plus important, ce sont les valeurs que tu peux transmettre aux jeunes. Brahim n’est pas un assassin ni une mauvaise personne, et il est essentiel de le souligner. »