Guerre en Ukraine : Kiev ne négocie pas de trêve, Poutine invité par Trump
Le 19 janvier, au 1.425e jour du conflit, les échanges pour obtenir une trêve et des garanties de sécurité ne sont pas interrompus malgré la poursuite des frappes russes. Le ministre serbe de l’Énergie, Dubravka Djedovic Handanovic, a annoncé que les actionnaires majoritaires russes dans la compagnie pétrolière NIS ont accepté de vendre leurs parts au géant hongrois MOL.

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les points clés de ce lundi 19 janvier, au 1.425e jour du conflit.
Le fait du jour
Malgré la poursuite des frappes russes, les discussions pour obtenir une trêve et des garanties de sécurité continuent. Les représentants ukrainiens ont mené des négociations « substantielles » aux États-Unis avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, a déclaré Roustem Oumerov, un des négociateurs ukrainiens. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a précisé que sa délégation avait eu plusieurs séances de négociation avec les États-Unis et que les échanges se poursuivront cette semaine lors du Forum économique mondial à Davos (Suisse).
L’Ukraine cherche à obtenir des assurances claires de ses alliés occidentaux concernant sa sécurité après un éventuel cessez-le-feu. « Plusieurs séances de négociations ont déjà eu lieu. Ils travaillent sur les documents nécessaires pour mettre fin à la guerre », a déclaré Volodymyr Zelensky. Il a également exprimé des doutes sur la volonté de la Russie de mettre fin à son invasion, estimant que Moscou se concentrait plutôt sur ses frappes de missiles et le ciblage « quotidien » des infrastructures énergétiques ukrainiennes.
La déclaration du jour
« Le président Poutine a reçu une invitation à se joindre à la composition du Conseil de paix par des voies diplomatiques »
Le Kremlin a indiqué ce lundi que le président russe a « reçu une invitation » à rejoindre l’initiative proposée par Donald Trump, intitulée « Conseil de paix ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n’a pas précisé la réponse de Vladimir Poutine, soulignant que la Russie souhaite « clarifier toutes les nuances » de cette proposition avec Washington.
De nombreux dirigeants étrangers ont également reçu une invitation à entrer dans cette nouvelle entité, qui se veut concurrente à l’ONU, dont Donald Trump a annoncé vouloir prendre la présidence et qui, selon le règlement, détiendrait l’essentiel des pouvoirs. Chaque État membre aurait un mandat maximal de trois ans, mais les pays versant un milliard de dollars deviendraient membres permanents. La France et le Canada ont déjà décliné cette invitation.
Le chiffre du jour
Cinq ans. C’est la peine de prison qu’un Américain a reçue en Russie pour transport illégal d’armes et de munitions, découvertes à bord de son yacht, amarré en juin 2025 dans le port de Sotchi, a annoncé ce lundi la justice russe.
Ce citoyen est identifié comme Charles Wayne Zimmerman. L’annonce de son arrestation n’avait pas été divulguée, mais, en septembre 2024, les garde-côtes américains avaient signalé la disparition dans l’Atlantique d’un homme nommé Charles Zimmerman, âgé de 57 ans, qui avait quitté la Caroline du Nord en voilier pour la Nouvelle-Zélande et avait fait savoir à sa famille qu’il avait l’intention de passer par la Méditerranée.
Des dizaines d’Occidentaux, y compris des citoyens américains, ont été arrêtés en Russie, surtout depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022, accusés d’espionnage, de critiques envers l’armée russe, de petits vols, de contrebande de cannabis et de conflits familiaux. Plusieurs ont depuis été relâchés lors d’échanges de prisonniers.
La tendance
Les actionnaires majoritaires russes de la compagnie pétrolière serbe NIS, sanctionnée par les États-Unis, ont accepté de vendre leurs parts au géant hongrois MOL, a annoncé lundi la ministre serbe de l’Énergie, Dubravka Djedovic Handanovic. « MOL et Gazprom Neft ont convenu des principales dispositions d’un futur accord de vente, ce qui était une exigence de l’administration américaine », a confirmé la ministre serbe dans une déclaration vidéo. Elle a ajouté que ce projet de vente sera soumis pour approbation à l’administration américaine, afin d’obtenir une nouvelle licence permettant à l’unique raffinerie serbe, gérée par NIS, de fonctionner après le 23 janvier, en vue de la signature d’un accord.
Après neuf mois de reports, Washington a imposé le 9 octobre des sanctions à NIS, contrôlée à 56 % par des sociétés russes (Gazprom Neft et Intelligence), dans le cadre de sanctions plus étendues contre le secteur énergétique russe, en raison du refus de la Russie de mettre fin à la guerre en Ukraine.

