Collision mortelle entre deux TGV en Espagne : tragédie inexpliquée
Dans les prochaines heures, les engins lourds commenceront à travailler et soulèveront les wagons les plus touchés du train Alvia. Plus de 300 personnes se trouvaient à bord du premier train, 100 dans le deuxième.
« Dans les prochaines heures, les engins lourds commenceront à travailler et soulèveront les wagons les plus touchés du train Alvia. Il est malheureusement fort possible que d’autres personnes décédées soient découvertes sous les amas de ferraille. L’objectif est d’identifier les victimes au plus vite », a déclaré le président régional andalou Juan Manuel Moreno.
Duplex depuis Adamuz, près de Cordoue, de notre correspondant :
Accident de trains en Espagne / Des circonstances à éclaircir
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C’est donc un train d’une compagnie privée, Iryo (compagnie qui est détenue en majorité par le groupe public italien Ferrovie dello Stao), qui, roulant de Malaga vers Madrid, a déraillé, alors qu’il circulait à grande vitesse. Un second train, appartenant à la Renfe (service public espagnol), est alors arrivé à 200 km/h sur la voie opposée. La collision a été, on s’en doute, d’une extrême violence. Plus de 300 personnes se trouvaient à bord du premier train, 100 dans le deuxième.
Accident train Espagne
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Un train récent et contrôlé

Les rames de la compagnie privée (Iryo) sont récentes, elles ont 2 ou 3 ans. C’est une compagnie sérieuse, selon l’analyste ferroviaire et mobilité Frédéric de Kemmeter. » Les trains qui circulent en Espagne sont identiques à ceux qui circulent en Italie, et il n’y a jamais eu aucun problème « . De plus, la compagnie ferroviaire dont le train a déraillé souligne que la dernière révision de son train a eu lieu jeudi 15 janvier. Le train, fabriqué en 2022 et « dont la dernière révision a été effectuée le 15 janvier dernier » est parti « avec 289 passagers, 4 membres d’équipage et 1 conducteur à bord. À 19h45, pour des raisons encore inconnues, [il] a dévié sur la voie adjacente », a indiqué l’opérateur dans un communiqué transmis à l’AFP.
Pour Frédéric de Kemmeter, une rupture d’essieux pourrait expliquer le drame, mais ce genre d’incident est extrêmement rare (voire inédit).
Images de la Guardia Civil, tournées hier soir :
Espagne : accident de trains à Adamuz, les secours s’intensifient (Guardia Civil/AFP – 19 janvier)
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L’enquête commence, au lendemain du drame :
Espagne : enquête au lendemain du drame ferroviaire en Andalousie (Guardia civil – 19 janvier 2026)
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Selon nos confrères de France Info, des experts en ADN et traces digitales de la police espagnole sont arrivés sur les lieux de l’accident. Des services de police qui annoncent avoir ouvert aussi « plusieurs bureaux pour que les familles des victimes (…) puissent déposer plainte et fournir des échantillons d’ADN à des fins d’identification ». Ces endroits se situent à Malaga, à Huelva et à Madrid. Sur les réseaux sociaux et dans la presse, de nombreux parents ou proches de passagers ont lancé des appels pour tenter d’avoir des nouvelles de personnes disparues.
Tweet du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez :
Traduction : « C’est une nuit de profonde tristesse pour notre pays suite au tragique accident de train d’Adamuz. Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes. Aucun mot ne saurait apaiser une telle souffrance, mais je tiens à ce que vous sachiez que tout le pays est à vos côtés en ces moments très difficiles. Tous les services d’urgence travaillent de manière coordonnée et sans relâche ».
Le pape Léon XIV s’est lui, dit « profondément attristé ».

