De plus en plus de supermarchés ne ferment plus le dimanche.
Depuis le dimanche 18 janvier, les 83 magasins non franchisés de Carrefour sont ouverts le dimanche, rejoignant ainsi les 600 magasins franchisés déjà ouverts ce jour-là. Au sein des employés, le travail dominical est basé sur le volontariat et les salariés qui choisissent de travailler ce jour-là reçoivent un sursalaire de 50%.
« En semaine, avec le travail, on n’a pas assez de temps. Du coup, on vient le dimanche« , déclare un client satisfait de l’ouverture dominicale de l’enseigne au grand C. Dans les allées, l’affluence est moins importante que d’habitude, une situation qui plaît à la fois aux clients et au personnel.
Pour les employés, le travail le dimanche est basé uniquement sur le volontariat. Ceux qui acceptent cette contrainte bénéficient d’un sursalaire de 50 %, un incitant qui a été négocié depuis longtemps avec les syndicats.
Jusqu’à présent, environ 600 magasins Carrefour étaient déjà ouverts le dimanche, tous sous franchise. Depuis ce dimanche 18 janvier, les 83 magasins non franchisés ont également adhéré à cette pratique.
Cependant, cette évolution a des conséquences. Les courses d’appoint dans les petites structures deviennent de plus en plus rares, menaçant leur survie. « Si le gouvernement ne parvient pas à mettre en place un cadre clair, le seul avantage compétitif dont disposaient ces commerces va disparaître« , prévient l’économiste Pierre-Alexandre Billiet. Il appelle à une vigilance accrue pour protéger le sort des petits indépendants, qui ne pourront pas suivre le rythme imposé par les grandes surfaces.
Parmi les grandes enseignes de supermarchés, seules Colruyt, Lidl et Aldi n’ont pas encore choisi d’ouvrir le dimanche.

