Fujifilm va-t-il vraiment actionner une « machine à remonter le temps » ?
Fujifilm a annoncé le lancement de sa mini Evo Cinema, un appareil photo instantané qui sera disponible à partir du 28 janvier. Cet appareil permet de photographier, filmer et imprimer des images avec une résolution de 318 dpi, tout en offrant 100 possibilités différentes de créer des images fixes ou animées.
Fujifilm continue d’innover. Le fabricant japonais, qui actualise régulièrement sa gamme d’appareils photo grand public (comme avec le récent X-Half), a annoncé le lancement de sa mini Evo Cinema, un appareil unique pour créer des clips, photographier et imprimer des images. Une excellente nouvelle pour les amateurs de vintage !

Une « machine à remonter le temps »
Pour les plus nostalgiques, la mini Evo Cinema, lancée le 28 janvier, rappelle les petites caméras 8 mm Fujica que Fujifilm proposait dans les années 60-70, pour rendre le cinéma amateur accessible. Avec son esthétique verticale, l’appareil évoque une certaine nostalgie. Mais il va bien au-delà des attentes. Fujifilm présente cette nouveauté comme une « machine à remonter le temps », s’appuyant sur l’engouement du public pour le vintage, ce qui semble prometteur.
La mini Evo Cinema est d’abord un appareil photo instantané. Fujifilm cible ici les jeunes, nombreux à apprécier les petites photos (au format carte de crédit 86 x 54 mm) qui s’impriment presque instantanément, prêtes à être affichées en 90 secondes. De plus, elle dispose d’un miroir à selfies en façade.

Il s’agit également d’une imprimante Bluetooth pour smartphone. Une application permet d’envoyer des photos à imprimer avec une résolution de 318 dpi. La mini Evo Cinema peut aussi fonctionner comme une caméra.
Photographier et filmer de 1930 à 2020
Attention, cet appareil ne permet pas de filmer en 4K : seulement des clips à l’ancienne (600 x 800 pixels) peuvent y être réalisés. Cependant, ces clips ont une certaine originalité. Sur le côté de l’appareil, Fujifilm a intégré une molette crantée pour choisir un style d’image. Plutôt qu’un simple filtre, le constructeur propose des « effets d’époque » avec dix décennies à explorer, de 1930 à 2020. Bien que similaire, cela stimule la créativité de l’utilisateur.
Les utilisateurs peuvent ainsi filmer (ou photographier) avec des styles variés : granuleux (comme à la Belle Époque), flashy (comme dans les seventies), ou aux couleurs électriques (comme dans les années 2000). De plus, la mini Evo Cinema est équipée d’un micro. Une molette sur l’objectif permet de personnaliser chaque style d’époque sur dix niveaux, offrant ainsi 100 options différentes pour créer des images fixes ou animées.

Après transfert dans l’application Instax mini Evo, les images tournées (stockées dans la mini Evo Cinema sur carte microSD) peuvent être montées facilement. Toutefois, la durée des clips montés ne peut pas excéder 30 secondes.
La fonction principale de ces clips consiste à partager de courtes séquences sur les réseaux sociaux sous forme de reel ou de story (avec titre et générique de fin fournis par l’appli), plutôt que de réaliser des blockbusters. Une astuce intéressante : il est possible d’extraire une photo de son montage, de la transformer en mini-affiche et de l’imprimer avec un QR Code. Scanné, ce code renvoie vers le film original, conservé pendant 2 ans sur les serveurs de Fujifilm. Une manière originale de transmettre des souvenirs, ou d’inviter à un événement.
Entre le monde de l’argentique et celui du numérique, la mini Evo Cinema offre un pont entre ces deux univers. Bien qu’elle coûte 379 euros, elle affiche un potentiel d’attraction impressionnant pour toutes les générations.

