L’OIPEM dénonce des réseaux qui ciblent les enfants en ligne.
L’organisation internationale de protection des enfants de la Méditerranée (OIPEM) a déposé une plainte contre les responsables de pages et de comptes actifs sur les réseaux sociaux ciblant les mineurs tunisiens à travers des méthodes de détournement, de pression psychologique et de chantage via le numérique. L’OIPEM a averti que ces pages adoptent un comportement répétitif consistant à établir rapidement une relation de confiance avec les mineurs en isolant l’enfant de son environnement familial avant de l’entraîner dans des espaces fermés ou des applications moins surveillées.
L’organisation internationale de protection des enfants de la Méditerranée (OIPEM) a annoncé avoir déposé une plainte contre les responsables de pages et de comptes actifs sur les réseaux sociaux ciblant les mineurs tunisiens au moyen de détournement, de pression psychologique et de chantage numérique.
Dans un communiqué publié samedi, l’Organisation a mis en garde contre ces abus, susceptibles de masquer des crimes graves portant atteinte à la sécurité physique et psychologique des enfants, exprimant ainsi sa profonde inquiétude face à l’activité de ces pages.
Elle a indiqué avoir mobilisé les moyens logistiques nécessaires pour identifier les responsables de ces comptes, précisant que ces réseaux de détournement représentent une menace pour les enfants en Tunisie et impliquent des crimes silencieux nécessitant une intervention immédiate et ferme.
L’OIPEM s’est fondée sur des données collectées et vérifiées par des constatations sur le terrain, selon le communiqué, signalant que ces actes « ne constituent pas des cas isolés ou des dépassements passagers, mais reflètent un phénomène criminel dangereux en pleine expansion exploitant la vulnérabilité de l’espace numérique et le manque de sensibilisation aux risques de la toile ».
L’organisation a ajouté que « les constatations directes ont prouvé que ces pages utilisent une méthode précise et étudiée, commençant par des interfaces numériques innocentes et trompeuses contenant des noms, des images et des contenus ordinaires ou de divertissement, avant de passer rapidement à une communication privée avec les enfants et les adolescents ».
Elle a également alerté sur le fait que « ces pages adoptent un comportement répétitif consistant à établir rapidement une relation de confiance avec les mineurs en exploitant leur curiosité, puis en isolant l’enfant de son environnement familial avant de l’entraîner dans des espaces fermés ou des applications moins surveillées ».
L’OIPEM a mis en garde contre l’augmentation de la violence numérique à l’encontre des enfants, affirmant que l’appâtage et le chantage sexuel en ligne figurent parmi les menaces modernes les plus graves, notamment en raison de la faiblesse des mécanismes de signalement et de la peur des victimes.
Selon cette organisation, ces crimes sont souvent orchestrés par des réseaux transnationaux qui exploitent les facilités de création et de reproduction de comptes fictifs après leur fermeture, appelant les autorités compétentes à une intervention urgente et ferme.

