Julio Iglesias dément des accusations « absolument fausses » d’ex-employées.
Julio Iglesias a démenti les accusations « absolument fausses » de deux anciennes employées, qui ont porté plainte en Espagne le 5 janvier pour des délits sexuels et de traite des êtres humains. Les faits se seraient déroulés entre janvier et octobre 2021, dans les résidences de l’artiste en République dominicaine et aux Bahamas.
Le chanteur espagnol Julio Iglesias, icône mondiale des années 1970 et 1980, a choisi de briser son silence vendredi pour rejeter les accusations « absolument fausses » portées par deux anciennes employées qui l’ont poursuivi en justice en Espagne, l’accusant de délits sexuels et de traite des êtres humains.
L’affaire a émergé mardi, suite à la publication par la chaîne américaine Univision et le site espagnol elDiario.es d’une enquête approfondie s’appuyant sur les témoignages de Rebeca et Laura (noms d’emprunt), ancienne employée de maison et ex-kinésithérapeute du chanteur de 82 ans, connu pour son image de séducteur, multipliant les allusions à ses conquêtes et à sa vie intime.
Les deux plaignantes, qui ont déposé leur plainte le 5 janvier dernier, affirment avoir été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement de la part de Julio Iglesias, qui aurait abusé de son pouvoir sur des employés souvent jeunes et précaires. L’une d’elles évoque également des actes pouvant être considérés comme des viols, les faits étant supposés s’être produits entre janvier et octobre 2021, dans les domiciles de l’artiste en République dominicaine et aux Bahamas.
« Ils sont faux et m’attristent profondément », a affirmé Julio Iglesias sur Instagram, dans son premier commentaire, dans un message diffusé très tôt vendredi matin en Europe. « Je nie avoir agressé, contraint ou manqué de respect à quelque femme que ce soit », a-t-il précisé.
« Je ressens une profonde tristesse face aux accusations de deux personnes qui ont travaillé pour moi », a également écrit cette figure emblématique de la culture espagnole, dont le fils Enrique a lui-même connu le succès musical dans les années 1990 et 2000. Il a ajouté : « Je n’avais jamais ressenti une telle malveillance, mais j’ai la force de défendre ma dignité face à des allégations aussi graves. »
La plainte déposée le 5 janvier par les deux anciennes employées mentionne des faits « susceptibles de constituer un délit de traite d’êtres humains à des fins de travail forcé et de servitude », ainsi que des « atteintes à la liberté et à l’intégrité sexuelles, tel que le harcèlement sexuel », sans oublier un « délit de coups et blessures et des atteintes aux droits du travail », ont noté les associations Amnesty International et Women’s Link Worldwide, qui les soutiennent.
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi, ces deux associations ont annoncé que les plaignantes allaient bientôt être entendues par la justice espagnole, qui leur a « accordé le statut de témoins protégés ». Le parquet a jusqu’à un an pour mener l’instruction et rendre ses conclusions, comme indiqué par Amnesty et Women’s Link, qui ont souligné que la plainte avait été déposée en Espagne en raison de la législation plus favorable dans ce genre d’affaires.
« Des femmes affirmant avoir été employées par Julio Iglesias » ont déjà « pris contact » avec Women’s Link Worldwide, a affirmé mercredi sa directrice exécutive Jovana Ríos Cisnero, sans fournir davantage de détails pour le moment.
En Espagne, où Julio Iglesias restait jusqu’à ces révélations une figure largement respectée, l’affaire a provoqué d’importantes réactions, notamment politiques. « Ces accusations sont terrifiantes », a notamment déclaré mercredi la ministre du Travail Yolanda Díaz sur RTVE, en condamnant les faits supposés.

