Tunisie

Du 29 janvier au 1er février : Salon de l’investissement agricole à Sidi Bouzid

Sidi Bouzid accueillera un salon inédit dédié à l’investissement agricole du 29 janvier au 1er février, réunissant plusieurs acteurs autour du potentiel agricole de la région. Le gouvernorat de Sidi Bouzid est classé premier en matière de production d’huile d’olive et assure plus de 33 % de la production maraîchère nationale.

Sidi Bouzid, véritable grenier agricole, se prépare à accueillir les investisseurs lors d’un salon inédit dédié à l’investissement dans l’agriculture. Ce salon se déroulera du 29 janvier au 1er février et rassemblera de nombreux acteurs et bailleurs de fonds autour d’un objectif commun : mettre en avant le potentiel agricole, la diversité des productions et les opportunités d’investissement de la région.

La Presse — Ce mois de janvier, investisseurs, industriels, jeunes promoteurs et bailleurs de fonds auront l’occasion de découvrir les atouts agricoles insoupçonnés de Sidi Bouzid. Ce salon, qui se tient pour la première fois dans cette région centrale du pays, permettra à ces acteurs de mesurer de près le potentiel de cette région riche en productions agricoles.

Organisé par plusieurs institutions en partenariat avec les autorités régionales, l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche à Sidi Bouzid (Urap) et l’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Urica), cet événement s’inscrit dans la continuité des Journées internationales de l’agriculture de l’année dernière à Sidi Bouzid. Il vise à mettre en lumière les richesses agricoles qui caractérisent le gouvernorat de Sidi Bouzid.

Une région séduisante pour l’investissement agricole

« Sidi Bouzid est en tête dans plusieurs filières agricoles, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Le gouvernorat est premier pour la production d’huile d’olive et le nombre d’oliviers, et la qualité de son huile est parmi les meilleures du pays », a déclaré à La Presse Mansour Abdouli, porte-parole du salon.

La région est aussi réputée pour sa production significative de viandes rouges et blanches, ainsi que de raisins et d’agrumes, se positionnant ainsi comme un acteur incontournable face aux autres terroirs agricoles. À elle seule, Sidi Bouzid contribue à plus de 33 % de la production maraîchère nationale. Grâce à ses sols fertiles, à une main-d’œuvre à faible coût et à une agriculture diversifiée, Sidi Bouzid est en mesure d’attirer d’importants investissements agricoles, a souligné Abdouli.

Sous le slogan « Terre des aïeux, nouvelles générations qui investissent », cette première édition du salon a pour but de promouvoir l’investissement agricole à Sidi Bouzid, un secteur qui suscite un intérêt grandissant chez les jeunes. L’événement vise également à inspirer les agriculteurs de la région cherchant à moderniser leurs exploitations et méthodes, en intégrant de nouvelles technologies.

Le salon comprendra aussi une exposition regroupant des grandes entreprises de services agricoles, notamment des fournisseurs de produits phytosanitaires, des vendeurs d’équipements agricoles et des sociétés d’énergies renouvelables. Un espace sera réservé à la dégustation d’huiles d’olive.

Exposition, financement et valorisation des produits

Selon Abdouli, les organisateurs ont prévu des ateliers sur le financement agricole et l’assurance, questions cruciales pour les agriculteurs, qui se dérouleront avec la participation de bailleurs de fonds et d’institutions financières. Des initiations aux études de faisabilité et aux projets seront également proposées.

Les participants auront l’opportunité d’assister à des séances de sensibilisation sur les méthodes de valorisation des produits agricoles, notamment via le « branding » et l’exportation. « Notre but est d’inciter les industries de transformation alimentaire à s’implanter à Sidi Bouzid, étant donné que la région a une importante capacité de production », a ajouté Mansour Abdouli.

Il a également noté que malgré l’attraction croissante des jeunes pour ce secteur prometteur, certaines difficultés persistent. Il a mentionné le morcellement des terres agricoles et la non-régularisation de la situation foncière des petits agriculteurs, un enjeu récurrent dans la région.

« La propriété des parcelles agricoles est essentielle pour accéder au financement. Un agriculteur qui travaille une terre sans en avoir le titre ne peut pas obtenir de crédits, compliquant ainsi le développement de son exploitation », a-t-il expliqué.

Il a aussi souligné que la région possède de vastes espaces de terres domaniales pouvant être davantage valorisées, notamment en permettant aux jeunes de les exploiter via différentes formules, comme la location ou d’autres mécanismes adaptés.