Incendie à Crans-Montana : 215.000 euros exigés pour libérer Jacques Moretti
Jacques Moretti pourra sortir de détention contre une caution de 200.000 francs suisses (environ 215.000 euros), selon la décision du ministère public suisse. Son épouse Jessica Moretti est déjà sous le coup de mesures de substitution à la détention provisoire, décidées par le Tribunal des mesures de contrainte le lundi 12 janvier.
Jacques Moretti pourra être libéré de sa détention en versant une caution de 200 000 francs suisses (environ 215 000 euros). C’est la décision rendue par le ministère public suisse à l’encontre du copropriétaire du bar incendié au Nouvel An à Crans-Montana, en Suisse, rapportent nos confrères de BFM TV.
Selon ce média, le ministère exige également la saisie de ses documents d’identité, le port d’un bracelet électronique, ainsi qu’une obligation de se présenter tous les trois jours dans un commissariat. Jacques Moretti avait été placé en détention le vendredi 9 janvier « pour une durée initiale de trois mois » en raison d’un « risque de fuite ».
Son épouse soumise aux mêmes mesures
Son épouse, Jessica Moretti, qui est également copropriétaire du bar Le Constellation, est déjà soumise à ces « mesures de substitution à la détention provisoire en raison de l’existence d’un risque de fuite », décidées par le Tribunal des mesures de contrainte le lundi 12 janvier.
Elle doit respecter les mêmes obligations (caution, documents et pointage au commissariat) que son mari, à l’exception du port d’un bracelet électronique.
Ce couple français est mis en cause dans l’enquête ouverte suite à la tragédie qui a causé la mort de 40 personnes et a blessé 116 autres. Ils avaient été entendus le vendredi précédent par le ministère public valaisan.
Les conditions de sécurité de l’établissement au cœur de l’enquête
D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame aurait été causé par des étincelles de bougies « fontaine » qui ont été en contact avec une mousse acoustique installée au plafond du sous-sol de l’établissement. Ce dernier point suscite des questions, tout comme la présence d’extincteurs et la conformité des sorties du bar.
Le couple est toujours suspecté d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ».

