L’exposition « Au gré de la lumière » de Tahar Ben Jelloun à Casablanca
L’exposition « Au gré de la lumière » de l’artiste Tahar Ben Jelloun se tiendra du 27 janvier au 07 mars à la galerie d’art L’Atelier 21 à Casablanca. La Fondation nationale des musées (FNM) et la Fondation du patrimoine culturel prussien (Stiftung Preußischer Kulturbesitz – SPK) ont conclu, jeudi à Rabat, une convention de partenariat visant à renforcer leur coopération dans le domaine des musées.
L’exposition « Au gré de la lumière » de l’artiste Tahar Ben Jelloun se tiendra du 27 janvier au 07 mars à la galerie d’art L’Atelier 21 à Casablanca. Elle présentera une série de dix vitraux créés à partir de ses peintures, ainsi qu’un ensemble de toiles exposées pour l’occasion. Écrivain et artiste peintre de renom, Tahar Ben Jelloun travaille depuis des années sur une œuvre dédiée à explorer le mystère de la lumière. Un communiqué de la galerie indique que « Au gré de la lumière » met en avant une dimension inédite dans son travail, où le geste pictural s’épanouit dans la transparence et l’éclat du vitrail, créant un langage lumineux dans lequel motifs flottants et couleurs interagissent pour révéler une quête quasi-mystique de la lumière.
Dans la préface du catalogue de l’exposition, Tahar Ben Jelloun aborde l’origine de ce projet ainsi que sa collaboration avec le maître verrier Philippe Brissy. « C’est en visitant la petite église du village Le Thoureil, sur la Loire, dont j’ai dessiné les cartons pour des vitraux, qu’Aziz Daki et Nadia Amor ont eu l’idée de profiter du talent merveilleux de Philippe Brissy, maître verrier installé à Saumur. Faire de certaines de mes toiles des œuvres en vitrail. Il lui a fallu une année de travail pour réaliser les dix vitraux exposés pour la première fois à l’Atelier 21. Quelque chose de magique est là. La lumière, captée par instinct, éclaire des espaces transparents où, en filigrane, l’enfance nue avec son âme intacte apparaît derrière les signes », raconte Ben Jelloun.
Il ajoute que « ces dix vitraux sont des œuvres vivantes. Ils ont besoin d’être éclairés de manière précise et dans certains cas, laisser la lumière du ciel les visiter même furtivement ». Né en 1947 à Fès, Tahar Ben Jelloun partage sa vie entre Paris, Tanger et Marrakech. Ses œuvres font partie de collections privées et publiques, notamment celles de la Fondation Yannick et Ben Jakober (Espagne), du Musée San Salvatore In Lauro (Italie), de l’Institut du monde arabe (France) et de la Villa Harris, Musée de Tanger (Maroc).
**Bouillon de culture**
La Fondation nationale des musées (FNM) et la Fondation du patrimoine culturel prussien (Stiftung Preußischer Kulturbesitz – SPK) ont signé, jeudi à Rabat, un partenariat visant à renforcer leur coopération dans le domaine muséal. Signée par le président de la FNM, Mehdi Qotbi, et la présidente du SPK, Marion Ackermann, cette convention envisage la réalisation de projets communs liés à la science, à l’éducation et à la culture, ainsi que l’organisation d’événements culturels communs, incluant des expositions temporaires dans les deux pays. La signature de ce document, qui établit les principes de coopération entre les deux institutions, reflète une volonté partagée de promouvoir le patrimoine comme un vecteur de dialogue interculturel, de connaissance mutuelle et de développement durable. Fondée sur l’échange d’expertises, la mise en réseau des compétences et la valorisation des collections, cette convention favorisera le développement de projets conjoints au service du public et du rayonnement culturel tant national qu’international. Cette initiative, mise en place par le Goethe-Institut Marokko avec le soutien de l’ambassade d’Allemagne au Maroc, s’inscrit dans la continuité d’un dialogue culturel fructueux entre les deux pays.

