Santé publique : L’arbitrage présidentiel met fin à une crise silencieuse
La réunion tenue le 14 janvier au palais de Carthage, sous la présidence de Kaïs Saïed, a réuni l’ensemble des acteurs clés du secteur : ministres, responsables des ordres professionnels, dirigeants des structures publiques du médicament et représentants des pharmaciens. La décision du syndicat de reprendre le système du tiers payant, annoncée officiellement sous la garantie directe du Président de la République, marque un tournant décisif dans un dossier qui menaçait de se transformer en véritable calvaire pour des milliers de citoyens.

Après le Conseil présidentiel consacré au secteur de la santé, la crise entre la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et le Syndicat tunisien des pharmaciens d’officine (Spot) semble désormais résolue.
La décision du syndicat de rétablir le système du tiers payant, annoncée officiellement avec l’appui direct du Président de la République, représente un tournant crucial dans un dossier qui menaçait de devenir un véritable calvaire pour des milliers de citoyens.
La Presse — La réunion du 14 janvier au palais de Carthage, présidée par Kaïs Saïed, n’a pas été un simple exercice protocolaire. Elle a réuni tous les acteurs clés du secteur : ministres, responsables des ordres professionnels, dirigeants des structures publiques du médicament et représentants des pharmaciens. Ce rassemblement envoie un signal fort, illustrant la volonté du Chef de l’État de considérer l’accès aux soins et aux médicaments comme un enjeu de souveraineté sociale.
Depuis plusieurs semaines, les tensions entre la Cnam et les pharmaciens menaçaient sérieusement le principe du tiers payant, qui est essentiel à la protection sociale. Derrière les désaccords techniques et financiers, ce sont surtout les patients — notamment les plus vulnérables — qui risquaient d’en faire les frais, obligés d’avancer des frais souvent hors de portée.
En intervenant directement, le Président de la République a rappelé qu’il ne s’agit pas de choix conjoncturels, mais de droits fondamentaux. L’intérêt supérieur de la nation, souligné lors de la réunion, a guidé les décisions pour surmonter les blocages et imposer une solution rapide.
Le rétablissement du tiers payant, décidé par le Spot à l’issue de cette réunion, apparaît donc comme le fruit d’un arbitrage politique assumé, sous la responsabilité directe de la plus haute autorité de l’État. Cela reflète également une méthode : anticiper les crises, les résoudre promptement et prévenir leur récurrence, à travers une vision que le Chef de l’État qualifie d’objective et scientifique.
Au-delà de cette crise spécifique, le message est clair : l’accès aux soins et aux médicaments ne doit pas être le résultat de dysfonctionnements structurels accumulés pendant des décennies. En replaçant cette lutte dans la continuité de la libération nationale, Kaïs Saïed a voulu rappeler que la dignité du citoyen tunisien commence également — et surtout — par le droit effectif à la santé.
Si la vigilance est de mise quant à la mise en œuvre durable des solutions annoncées, une chose est acquise : cette fois, l’intervention présidentielle a permis d’éviter une épreuve supplémentaire aux citoyens et de rétablir, au moins temporairement, la confiance dans le service public de la santé.

