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Etats-Unis : La mère de famille touchée quatre fois par la police de l’immigration

Renee Good, mère de famille de 37 ans, a présenté quatre blessures par arme à feu à l’arrivée des secours. L’administration Trump continue à soutenir que le policier a agi en état de légitime défense et, à ce stade, aucune poursuite ni suspension n’a été engagée contre l’agent mis en cause.


La vidéo montrant l’exécution de Renee Good par un agent de l’ICE, l’agence d’immigration des États-Unis, a suscité l’indignation à l’échelle mondiale. Selon un rapport des pompiers, relayé par plusieurs médias américains, cette mère de famille âgée de 37 ans présentait quatre blessures par balle lors de l’arrivée des secours.

Ce document, obtenu par le Minnesota Star Tribune, révèle que Renee Good avait deux blessures à la poitrine, une au bras et une à la tête. Les ambulanciers l’ont retrouvée inconsciente dans son véhicule, le visage et le torse ensanglantés. Son absence de respiration et un pouls décrit comme « incohérent » et « irrégulier » ont été signalés.

L’enquête précise que la victime avait deux impacts de balle sur la partie droite de la poitrine, un sur l’avant-bras gauche et un sur le côté gauche de la tête. Du sang s’échappait de son oreille gauche et ses pupilles étaient dilatées. Les pompiers ont tenté de la réanimer sur place, puis pendant le transport dans l’ambulance, mais en vain.

Les transcriptions des communications des secours, dont certains extraits ont été publiés par divers médias, indiquent qu’un appelant au 911 a rapporté : « il y a 15 policiers de l’ICE. Ils lui ont tiré dessus parce qu’elle ne voulait pas ouvrir la porte de sa voiture ». Une autre personne a appelé à l’aide en disant : « Envoyez une ambulance, s’il vous plaît ». L’administration Trump affirme que l’agent a agi en état de légitime défense. À ce jour, aucune action judiciaire ni suspension n’a été engagée contre l’agent impliqué.