Belgique

Trump qualifie de « geste magnifique » le rappel des médailles par le Centre Nobel.

Donald Trump a écrit sur son réseau Truth Social : « Maria m’a remis son Prix Nobel de la paix pour le travail que j’ai accompli. Quel magnifique geste de respect mutuel. Merci Maria ! ». Maria Corina Machado a déclaré lors d’un entretien avec Fox News avoir « offert » la médaille à Donald Trump, affirmant qu' »il le mérite » et qualifiant cela de « moment très émouvant ».


Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a exprimé sa satisfaction. « Maria m’a remis son Prix Nobel de la paix pour le travail que j’ai accompli. Quel magnifique geste de respect mutuel. Merci Maria ! », a-t-il écrit, faisant part de son ambition d’obtenir lui-même cette distinction.

Plus tôt dans la journée, Maria Corina Machado a confirmé avoir « offert » la médaille à Donald Trump lors d’un entretien avec Fox News. « Il le mérite. C’était un moment très émouvant, » a-t-elle déclaré.

Face à la polémique autour de cette remise de médaille, le Centre Nobel de la Paix, situé à Oslo, a précisé sur le réseau X que les lauréats peuvent disposer librement de la médaille dorée accompagnant leur récompense.

« Une médaille peut changer de propriétaire, mais le titre de lauréat du prix Nobel de la paix ne peut pas », a-t-il ajouté. L’institution a précisé : « Une fois qu’un prix Nobel est annoncé, il ne peut être révoqué, partagé ou transféré à d’autres. La décision est définitive et valable pour toujours. Une médaille peut changer de propriétaire, mais le titre de lauréat du prix Nobel de la paix ne peut pas. »

Le déjeuner entre Donald Trump et Maria Corina Machado, présenté par le côté américain comme une simple rencontre de courtoisie, s’est déroulé à huis clos, sans accès pour la presse. L’opposante vénézuélienne est arrivée à la Maison-Blanche peu après midi et est partie vers 14h30. « Je lui ai assuré que les Vénézuéliens voulaient vivre libres, dignement, dans la justice. Pour cela, il faut la démocratie », a-t-elle déclaré après la rencontre.

Malgré les marques d’estime publiques, Donald Trump continue de tenir l’opposante à distance de sa stratégie pour le Venezuela. Peu après la capture de Nicolas Maduro, désormais détenu aux États-Unis, le président américain avait estimé que Maria Corina Machado n’était pas qualifiée pour diriger le pays.

La Maison-Blanche a tout de même loué son engagement. « Maria Corina Machado est vraiment une voix remarquable et courageuse pour beaucoup de Vénézuéliens », a déclaré la porte-parole Karoline Leavitt pendant la réunion.

En parallèle, Donald Trump privilégie une reprise en main directe du Venezuela. Il écarte pour l’instant l’organisation d’élections et entend « dicter » les décisions de l’équipe dirigeante restée à Caracas. Mercredi, il a eu une « longue conversation » avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qu’il a louée.

Les États-Unis ont par ailleurs saisi un nouveau pétrolier sous sanctions dans les Caraïbes et finalisé une première vente de pétrole vénézuélien depuis la reprise en main du secteur, pour un montant de 500 millions de dollars.

Avec les plus grandes réserves mondiales – 303,2 milliards de barils selon l’Opep – le Venezuela demeure au cœur des ambitions américaines. Cependant, des années de mauvaise gestion et de corruption, ainsi que les lourdes sanctions économiques imposées par les États-Unis, ont durablement fragilisé ses infrastructures. Malgré une reprise progressive, convaincre les multinationales pétrolières d’investir massivement reste un défi majeur pour Washington.