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Android : votre smartphone cliquera bientôt à votre place, voici comment

Google intègre un nouveau service « d’automatisation de l’écran » au sein d’Android. Pour le moment, seul le Pixel 10 dispose de ce nouveau menu dans les paramètres, et l’appli Google est le seul service capable de tirer parti de ce paradigme.

Seriez-vous prêt à laisser ChatGPT, Gemini ou Claude utiliser votre téléphone à votre place ? C’est ce que Google espère, en intégrant progressivement cette fonctionnalité sur Android.
L’application Gemini sur smartphone // Source : Frandroid

Longtemps promis, les IA agentiques (capables de naviguer sur le web à votre place) peinent à se généraliser. Cela n’empêche pas Google de se préparer en ajoutant un nouveau service « d’automatisation de l’écran » à Android.

La dernière version bêta du système (QPR3 Beta 2, pour être précis) semble en effet établir les bases d’une nouvelle manière d’interagir avec l’IA sur mobile, comme le note 9to5Google.

Un accès très limité pour le moment

Dans le menu « accès spéciaux des applis », se trouve une nouvelle autorisation permettant à une application de « voir et interagir avec le contenu affiché à l’écran » et de « vous aider à accomplir certaines tâches, même lorsque des applications sont en arrière-plan ». Cette définition correspond à toutes les promesses des IA agentiques que Google et OpenAI évoquent depuis des mois.

Pour l’instant, seule le Pixel 10 dispose de ce nouveau menu dans les paramètres. Surprise, le seul service pouvant bénéficier de ce modèle est l’application Google (qui gère également l’accès au robot conversationnel Gemini). Comme pour toutes les applications nécessitant des autorisations spécifiques sur Android, il est proposé de « toujours autoriser » l’application, de la contraindre à « toujours demander » ou, plus radicalement, de ne pas lui accorder d’autorisation du tout.

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Crédit : 9to5Google

Cette autorisation spéciale semble également s’accompagner d’une notification permettant de suivre le progrès de l’application ou de l’arrêter dans sa tâche pour reprendre le contrôle.

Quid des risques ?

Actuellement, l’ère des IA agentiques paraît encore éloignée. En décembre 2024, Google avait présenté son projet Mariner, mais peu d’informations ont circulé par la suite. Un an plus tard, une démonstration d’un robot capable de naviguer sur le web à votre place avait été réalisée, mais ses capacités étaient limitées à la fenêtre du navigateur Chrome. Le projet « Antigravity » a, pour sa part, mis en lumière les dangers associés à des IA trop autonomes.

Pour aller plus loin
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De plus, accorder à Google un accès total et complet à son téléphone peut soulever de graves préoccupations en matière de vie privée. Plus encore que les ordinateurs, les smartphones sont des objets très personnels. Il faudra beaucoup de confiance pour permettre à une entreprise avide de données d’avoir de telles prérogatives.