France

Impôts sur le revenu 2026 : 200.000 foyers bénéficient d’un soulagement.

L’Assemblée nationale a rétabli mercredi l’indexation sur l’inflation du barème de l’impôt sur le revenu pour toutes les tranches. Rien n’assure à ce stade que le dispositif voté par l’Assemblée sera réellement mis en place, car le sort final du budget reste toujours très incertain.


L’Assemblée nationale a rétabli mercredi l’indexation sur l’inflation du barème de l’impôt sur le revenu pour toutes les tranches. Fidèles à leur vote d’automne en première lecture, les députés se sont largement opposés au gel de ce barème, qui aurait conduit à l’entrée d’environ 200.000 foyers fiscaux dans l’impôt sur le revenu d’ici 2026.

Cette mesure de « gel » total avait été initialement proposée par le gouvernement dans son projet de loi de finances et aurait pu générer près de deux milliards d’euros. En revanche, le Sénat avait suggéré de ne réindexer que la tranche la plus basse du barème afin de protéger les plus modestes des revenus imposables. Une solution que le gouvernement avait finalement retenue dans un souci de compromis.

Cependant, l’Assemblée a voté massivement en faveur d’un dégel total, avec une indexation fixée à 1,1 %. « Plutôt que d’augmenter les impôts sur la France qui travaille, assumons des économies », a déclaré l’ex-Premier ministre, Gabriel Attal, dont le groupe Renaissance soutenait cette mesure. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a regretté cette décision, arguant que « dans la situation budgétaire dans laquelle nous nous trouvons, nous pourrions demander par équité une petite contribution » à certains ménages.

En ce qui concerne la mise en œuvre de cette mesure, rien n’est garanti pour l’instant. Le sort ultime du budget reste très incertain, car le gouvernement pourrait utiliser un dispositif constitutionnel pour abréger les débats et éviter un vote, comme le 49.3 ou la publication d’une ordonnance budgétaire. De plus, ce dégel du barème de l’impôt sur le revenu aggrave encore le solde budgétaire : « À force de lâcher à tous les niveaux, on s’éloigne (de l’objectif d’un déficit) à 5 % » du PIB, fixé par le gouvernement, a noté le député Modem, Jean-Paul Mattéi.