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Conseil de défense urgent sur l’Iran et le Groenland, jeudi.

Un Conseil de défense a été convoqué en urgence, à 8 heures ce jeudi, pour aborder la répression des manifestations en Iran et les menaces américaines concernant le Groenland. À l’issue de cette réunion, le chef de l’Etat doit se rendre sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône) afin d’y présenter ses vœux aux armées et évoquer le déploiement de militaires français dans le cadre d’une mission européenne au Groenland.


En pleine période de tensions liées au Groenland et aux manifestations en Iran, l’Élysée exprime son inquiétude. Un Conseil de défense a été convoqué en urgence ce jeudi à 8 heures. Présidé par Emmanuel Macron, il rassemble les ministres concernés ainsi que les chefs militaires, et aborde la répression des manifestations en Iran ainsi que les menaces américaines de prise de contrôle du Groenland, un territoire sous souveraineté danoise.

Cette réunion intervient alors que Donald Trump laisse entendre la possibilité de frappes contre l’Iran, suite à une rencontre entre le Danemark et les autorités américaines consacrée au Groenland, qui s’est soldée par un « désaccord fondamental », selon le chef de la diplomatie danoise.

À l’issue de ce Conseil de défense, le chef de l’État doit se rendre sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône) pour présenter ses vœux aux armées. Lors de cette occasion, il devrait discuter du déploiement de militaires français dans le cadre d’une mission européenne au Groenland.

La France, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Danemark prévoient ainsi d’envoyer quelques militaires sur l’île dans le cadre d’une mission de reconnaissance liée à l’exercice danois « Arctic Endurance ». Ce déploiement fait suite à une rencontre mercredi à la Maison-Blanche entre le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, et des responsables américains.

« Il est clair que le président [américain Donald Trump] nourrit le souhait de s’emparer du Groenland », a déclaré le ministre danois à la presse. Donald Trump, de son côté, a affirmé lors d’un échange avec des journalistes que les États-Unis avaient « besoin du Groenland » pour assurer leur sécurité, tout en exprimant l’espoir qu’une « solution serait trouvée » concernant cette île stratégique.

Parallèlement, l’Iran est en proie depuis le 28 décembre à un vaste mouvement de contestation, l’un des plus significatifs depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Donald Trump a déclaré mercredi que « les tueries en Iran [avaient] pris fin » après la répression des manifestations par les autorités, tout en maintenant une ambiguïté sur la possibilité d’une intervention militaire américaine, potentiellement déstabilisatrice pour la région.