Tunisie

Réforme du système de santé : le Président ne définit pas la direction.

Le 14 janvier, le Président de la République, Kaïs Saïed, a présidé une réunion au palais de Carthage, réunissant divers ministres et responsables du secteur de la santé. Au cours de cette rencontre, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation et de surmonter les obstacles qui surgissent dans les plus brefs délais.


Le Président de la République, Kaïs Saïed, a présidé le 14 janvier au palais de Carthage une réunion réunissant Mustapha Ferjani, ministre de la Santé, Issam Lahmar, ministre des Affaires sociales, ainsi qu’Amal Ftoum, présidente-directrice générale de la Pharmacie centrale de Tunisie, Rim Ghacham Attia, présidente du Conseil national de l’Ordre des médecins, Somaya Milad, directrice générale de l’Agence nationale du médicament et des produits de santé, Mustapha Laroussi, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, et Mohamed Zoubeir Guiga, président du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées.

Au début de cette rencontre, le Chef de l’État a souligné que la reconstruction du service public de la santé, dans toutes ses dimensions, doit suivre une nouvelle approche en réponse aux revendications légitimes du peuple tunisien. Il a également évoqué la nécessité de restructurer la couverture sociale, considérée comme un droit fondamental.

Le Président a insisté sur l’importance de privilégier l’intérêt supérieur de la nation par rapport à toute autre considération et d’aborder tous les dossiers en ayant à l’esprit la nécessité de restaurer la vitalité et la bonne santé des services publics, après des décennies de dégradations.

Il a également mentionné que certains obstacles qui apparaissent de temps à autre doivent être surmontés rapidement et qu’il est essentiel d’anticiper afin d’éviter leur récurrence, en adoptant une vision objective et scientifique pour l’avenir.

Le Chef de l’État a donné ses instructions pour parvenir rapidement aux solutions attendues par le peuple tunisien, tant en matière de couverture sociale que pour constituer un stock stratégique de médicaments, tout en améliorant les services de santé dans toutes les régions du pays.

Cette rencontre a également permis au Président de rappeler l’importance de médecins, pharmaciens et infirmiers qui ont marqué l’histoire par leur participation à la guerre de libération nationale. Il a aussi mentionné des figures emblématiques de la médecine et de la pharmacie qui ont contribué à fonder l’école tunisienne de médecine, faisant de la Tunisie une destination privilégiée pour de nombreux étudiants étrangers et un pôle de référence en matière de soins, attirant des patients de l’étranger.

En conclusion, le Président de la République a réaffirmé que la bataille pour la libération nationale se poursuit et que la volonté de répondre à toutes les revendications du peuple tunisien reste intacte, sans tenir compte de ceux dont les intentions sont malveillantes. Ces derniers, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, ne peuvent être soignés par aucun traitement, aucune médecine, ni aucun remède, leur principal antidote étant la conscience et la vigilance du peuple tunisien.